Culture

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Ann est pianiste. Un soir pluvieux à Choisy le Roi, Thomas embrasse une autre, et Ann recroise le chemin de Georges, l’ami d’enfance. Alors Ann décide de quitter Thomas, de quitter le piano, de quitter Paris, de quitter sa vie. Ann s’appelle Eliane, en fait. Elle a aussi changé de nom.

Mais tout ça n’a pas d’importance.

Noyée ans une musique qui se fait de plus en plus présente – jusqu’à l’oppression – Ann abandonne petit à petit les morceaux de sa vie, et part. Pourquoi, lui demande-t-on souvent. Et elle ne répond rien. Elle part seule, change de sacs et de trains, jusqu’à se poser sur une île, où elle rencontrera Amalia, Carlo, Julia. Julia.

Il y a dans Villa Amalia des silences qui disent beaucoup de choses. Il y a cette musique -piano, opéra- qui emplit l’espace. Les crissements des grillons, et la mer qui se fond avec le ciel au bout. Il n’y a pas d’explications. Pas de conclusion. C’est lent. C’est vide. Mais c’est beau.

Il y a peu à raconter sur ce film, la musique et le visage d’Isabelle Huppert suffisent -lorsque Julia l’observe et lui demande où as tu attrapé ce visage là ?. J’ai aimé. Aimé cette distance qu’Ann prend soudain avec sa vie. Aimé cette rupture nette. Aimé ce lien étrange avec Georges. Aimé ces paysages, l’émotion de la musique, le regard de Julia.

Il y a des films où on tente de remplir la solitude du personnage par des actions intenses. Dans Villa Amalia ce vide se suffit à lui même, et étrangement, si on voit passer le temps, on n’a pas tellement envie que ce soit fini…

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