Au quotidien

au nom de tous les miens

Lundi 13 juillet, pont forcé pour la plupart des Parisiens. Dommage, personne pour voir le (fabuleux) défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées. Pendant que tout ce joli monde est parti passer le week end dans des contrées plus acceuillantes (comme le Sud de la France, par exemple…), Paris est déserté. Les rues sont vides, et en ce lundi de RTT, même Twitter ne piaille plus comme d’habitude.

Il existe cependant une tranche de la population des travailleurs qui ne bénéficie pas de ce régime au ralenti. Je ne parlerai pas des postiers, médecins d’hôpitaux, boutiques et autres restaurants ouverts comme à leur habitude, non, je pense aux gens qui sont comme moi, et d’autres esseulés, qui nous sommes levés ce lundi matin pour aller poser nos fesses devant notre ordinateur. Un  jour comme un autre. Et pourtant, nous ne sommes pas de ces professions utiles au bien fondé public (on a pourtant assez fustigé le service public, mais là, ils bossent !! j’ai croisé un postier dans la rue ce matin !). Non, notre condition est encore différente.

Nous sommes stagiaires. De ceux qui n’ont pas osé demander un jour de RTT pour partir en Espagne, de ceux qui ont été appelés à leur devoir pour faire acte de présence, répondre aux (rares) mails, terminer les reco clients de dernière minute, répondre aux (encore plus rares) coups de fils. Nous sommes aussi cette masse de (rares) salariés présents car leur stagiaire (pistonnée) est en week end. Ou parce que l’entreprise a décidé de faire une mise à jour du système en ce (long) week end et qu’on bosse au service informatique. Nous sommes ces héros du lundi de 14 juillet, du vendredi de Pentecôte, d’autres jours inter Noël à venir.

Alors aujourd’hui, dans ce calme apparent de la blogo/twittosphère, et au nom de tous ceux qui, comme moi et mes collègues stagiaires, sommes présents et debouts depuis ce matin, faire passer un geste de solidarité.Je voudrai tendre la main à tous ceux qui se sentent abandonnés dans leurs open spaces vides. A tous ceux qui attendent 18 heures pour partir la tête haute…

Non nous ne sommes pas seuls !

(cet article est dédicacé @h2_barbie, @extase, @titlap, @EmilieBrunette, @claraba, à Géraldine et Nicolas, et à tous ceux qui s’y reconnaitront !)

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7 Comments

  1. @Barbie: non, ne t’auto flagelle pas. c’est de l’auto discipline, c’est bien 🙂

    @Woumpah : arbeit macht frei ? C’est une phrase connue ça ? 😉

    @Géraldine: wééééé (soutien mutuel)

    @Romain: oui, ça fait du bien de sentir qu’on est moins seul 🙂

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