Culture

Humpday, une comédie pas si gay

(pardon pour le mauvais jeu de mots)

Humpday, en version originale, c’est le milieu de la semaine, ce jour qui fait qu’on bascule du début de semaine à « presque le week end ». Le Humpday dont je vous parle aujourd’hui, c’est un film. Et rien à voir avec le mercredi. Non, le Humpday du film, c’est un festival porno amateur auquel décident, un soir un peu trop alcoolisée, de participer Andrew et Ben.

Ben, c’est le mec marié, job de bureau, qui essaye d’avoir un enfant avec sa femme. Andrew, c’est l’ami de longue date de Ben, le dude, qui se ramène un jour à 2 heures du matin sans prévenir chez Ben et Anna, après quelques années à boulringuer autour du monde.

Alors voilà, Andrew embarque Ben dans une soirée, on parle du Humpday, on boit, on fume, et les deux amis s’engagent à tourner un porno. Ensemble. Deux hétéros, deux potes, qui coucheraient ensemble.

Isn’t it artistic ?

Bref, voilà le pitch. Et si j’ai envie d’en parler ici, c’est que… comment dire. A lire le synopsis on s’attend à un film de gays, l’histoire de deux potes qui se retrouvent à coucher ensemble et dont la vie est perturbée. En réalité, il s’agit de tout autre chose. Raconter le film serait gâcher le plaisir, mais j’aimerai juste faire savoir qu’il n’y a aucune scène « dérangeante », de sexe, ou autre. Le côté gay qui semble mis en avant dans le synopsis est juste un pretexte à raconter une histoire d’amitié, un bout de vie.

J’ai aimé la réalisation, comme si une caméra suivait les personnages, cadrages intimistes, parfois hésitants. Un côté passé des images qui rend tout ça réel. Et les acteurs sont simplement excellents.

Je conseille donc, en couple, entre amis, avec ou sans copain gay (pour ceux que ça itéresse on voit plus de lesbiennes que de gays dans ce film), qu’importe. Encore une petite perle du cinéma « indépendant » américain, qui a d’ailleurs reçu le Prix du Jury au Sundance Festival (où a notamment été présenté Little Miss Sunshine).

Je ne mettrai pas la bande annonce, car pas « représentative » du film, et pour ma part j’y suis allée sans trop idée de ce que ça pouvait être, sans bande annonce, sur l’inspiration de Garko (merci) et ça n’a été que meilleur.

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