Voyages

swedish trip #3

Résumé des épisodes précédents: Mardi 10 Août, cinquième jour de notre road trip suédois. Après une bonne nuit (avec rideaux opaques, quel bonheur !) à Vadstena, nous voici repartis dans notre Cliomobile bleue vers Granna. Là bas, nous abandonnons la Cliomobile pour prendre le ferry, direction l’île de Visingsö.

C’est un peu l’aventure, car nous n’avions qu’un maigre paquetage avec un jean, un pull, un t shirt et un string chacun (enfin, vous avez compris, le Garçon ne porte évidemment pas de string). Sans compter la trousse de toilette désossée (sans make up…) pour être « light » !

Arrivés sur place, nous avons deux missions: trouver un logement pour la nuit, et trouver des vélos. Direction le Turist Buro, que nous avons essayé de joindre toute l’après midi sans réponse: occupé, disait les sonneries. En entrant, tout s’explique. Une sorte de grosse fille baveuse est accrochée au téléphone. Bonjour, on dit. Elle nous regarde, et continue sa conversation. En Suédois, avec force de mimiques et roucoulades. Ca drague sec. Ca bave à mort. Ca serait presque drôle si on n’attendait pas au comptoir. Une minute, cinq minutes, dix minuntes (non je n’exagère pas), elle ne fait pas mine de raccrocher. Et vas y que je gigote, et que je tripote mes cheveux, et que je sautille d’une pièce à l’autre.

On finit par se demander si on casse quelque chose pour qu’elle réagisse. Tapotement du doigt. Tripotage de cartes et de bibelots souvenirs.  Haussement de ton. Insultes (en français) à voix haute – et neutre. Ca n’avance à rien, mais ça défoule.

Quinze minutes et quelques plus tard, elle lâche enfin son téléphone. Dans un anglais mitigé (et baveux), elle finit par nous trouver une chambre au milieu de l’île, et nous louer des vélos. Enfin, « louer », les vélos sont rangés dans un genre de clôture, accessibles à tous. Pas de cadenas, personne ne vérifie si on a payé. Tant pis.

Nous empruntons la route principale de l’île, vers le Nord et notre hôte. Sur le chemin, je tombe en arrêt devant une maison charmante, avec un grand pré vert et des pommiers. Il y a même un hamac. Un Coca et un jus de pomme plus tard, nous décidons de passer la nuit là, dans une petite chambre à l’ancienne.

Plus tard, nous reprenons nos vélos en direction du Nord de l’île. Le trajet est vraiment superbe. Nous traversons des petits « villages », ou plutôt des groupes de maisons en bord de route. On a l’impression d’être seuls au monde tellement nous ne croisons personne.  Là encore, les jardins sont parfaitement entretenus, les pelouses tondues au millimètre près. Chaque maison est accompagnée d’une dépendance, proportionnelle à la taille de la maison principale. On se demande pourquoi, mais c mystère restera non résolu, comme la couleur rouge typique.

A noter que les maisons rouges encadrées de blanc sont plus jolies que les rouges encadrées de noir. Et que quelques (rares) originaux ont osé peindre leurs maisons en bleu, ou jaune.

Passées les maisons, nous arrivons dans une zone plus agricole. Des champs et des éoliennes composent le paysage, parsemées de maisons au bouts de chemins. Ca sent le bout de l’île, plus sauvage, plus vide. Deux biches sont en train de gambader dans un champ, et nous sommes recouverts de moucherons.

Et puis nous découvrons un genre de paysage paradisiaque. Un pré immense, avec des chevaux en semi liberté, des roseaux, le lac. Difficile à décrire, mais pour l’ancienne cavalière que je suis, c’est un peu le paradis des chevaux, ce bout de nature laissé en l’état, une mini réserve naturelle où se côtoient oiseaux et chevaux.

Un bon repas et une nuit plus tard, nous retournons au centre équestre pour une mini randonnée à cheval. L’occasion pour moi de remonter en selle, après cinq ans sans avoir chaussé des étriers. Après quoi il est temps de reprendre le ferry, quitter cette île et de reprendre la route, direction Göteborg.

oui, on a l’air con avec une bombe sur la tête

Tout un post sur Visingsö. Oui, j’avoue, ça a été une de mes étapes favorites du voyage. J’ai vraiment eu un coup de coeur pour cette île, ses paysages, ses petites maisons. Là encore, supposé être un lieu très touristique (et très branché), nous avons plutôt eu l’impression d’être seuls au monde. Et c’était mieux ainsi…

2 Comments

  1. « A noter que les maisons rouges encadrées de blanc sont plus jolies que les rouges encadrées de noir. » Je savais que tu finirais par valider l’intérêt fondamental de cette remarque 😉

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