Au quotidien

je suis corpo, et alors ?

Aller, hop hop hop, un post à polémique ! (ou pas)

Je vous parle rarement de MonJob sur ce blog. Il y a une raison à ça: je suis ici de façon ‘anonyme’ (même si je ne cache pas mon visage ou que je raconte ma « vraie » vie romancée), et surtout je ne tiens pas à tout mélanger. Comme je travaille d’autant plus dans le joli milieu des blogs et de la comm,  et si certains d’entre vous connaissent ma véritable identité professionnelle, je préfère que chaque chose reste à sa place. Ce blog est mon blog à moi, perso, et mes blablatages n’engagent donc que moi.

Pourtant aujourd’hui je voudrais vous parler de quelque chose qui concerne de très près MonJob. Car oui, ceux qui me connaissent un peu pourront le confirmer, je suis corporate. J’ai envie de dire « heureusement », car vu que mon boulot et ma vie privée se télescopent souvent (j’ai des amis bloggeurs et je parle de blogs et de stratégies de comm’ en soirées), autant aimer ce que je fais !

Mais voilà, au delà de l’amour que je porte à MonJob (disons que j’aime le domaine dans lequel je bosse), j’ai une foi indéfectible en ce que je fais et dans les messages et valeurs de mon entreprise. Alors bien sûr je reste réaliste et consciente que tout n’est évidemment pas rose, et il y a (comme partout) des pros et cons au business model que nous proposons (qui est loin d’être universel), mais ce n’est pas pour autant que je vais cracher dans la soupe. Je le dis haut et fort: oui, je suis fière de faire partie de cette boite. Oui, ça me fait mal au coeur (et ça me touche « personnellement ») quand des gens critiquent (souvent de façon injustifiée) notre travail et façon de faire. Oui, je suis très attachée à ma boite et si je venais à la quitter pour une raison X ou Y, je crois que je garderai toujours une mentalité et une forme d’appartenance à « MonJob », car c’est là que j’ai été formée et que j’ai découvert ma « vocation » pour ce job.

Pour la petite histoire, je suis arrivée dans cette boite il y a presque exactement 2 ans, par un grand hasard (il faut le dire). A l’époque nous n’étions que 7 dans l’open space parisien. Aujourd’hui, suite à un tas de rapprochements et une énorme évolution, nous sommes plus de 100 salariés, présents en Europe, et pratiquement inratables dans le domaine où nous évoluons.

J’ai donc un peu cette impression d’avoir fait partie des gens qui ont hissé MonJob là où nous sommes. La sensation d’avoir pris part à la petite histoire d’une start up qui deviendra grande. Un peu comme si vous aviez été dans le garage avec Bill Gates, ou un des premiers développeur de Google. C’est sûrement ce qui fait aussi cette implication, le fait de ne pas être « noyée » dans la masse salariale d’une grande boite anonyme, le fait que mon travail aie eu un impact, soit reconnu et valorisé.

Alors oui, je suis corporate. J’estime que nous travaillons bien, que même si tout n’est pas parfait nous ne méritons pas cette image qu’on donne parfois de nous. Oui je soutiens à 100% (ou presque) notre façon de voir, et ce même en « privé » (demandez à mes amis). Ca peut paraitre étrange, ça ne me semble pourtant pas aberrant. J’ai travaillé chez Decathlon en tant que vendeuse, j’ai adhéré aux valeurs de cette boite, je suis toujours un peu, au fond « Decathlonienne ».

Suis je un OVNI parmi vous ? Comment vous sentez vous dans votre entreprise ?

Je pense qu’il est essentiel de croire à ce qu’on fait pour être un bon commercial ou communiquant, mais le débat va même au delà : des salariés « corpo » ne sont-ils pas la meilleure des communications pour une entreprise ?

NB: A tous ceux qui connaissent le nom et le business de MonJob, merci de ne rien citer par ici, le sujet n’étant pas de justifier si oui ou non j’ai raison de soutenir ce que je fais, mais de savoir ce qu’il en est pour vous, et comment vous ressentez le fait d’être corporate. Merci 🙂

12 Comments

  1. Moi aussi j’ai le besoin de me sentir investie dans l’entreprise pour laquelle je travaille et d’en être fière (de l’entreprise). D’ailleurs si ce n’est pas le cas, je me barre parce que pour me sentir bien, je dois adhérer aux valeurs de mon métier et à l’esprit de ma boîte.
    J’avoue que ton post me fait vachement plaisir.

  2. Je comprends tout à fait le principe d’être corporate et ton ressenti. J’ai bossé chez adidas et je garderai toujours ça un peu dans un coin de ma tête. C’est le risque quand tu aimes ce que tu fais !

    Bon, aujourd’hui, c’est encore plus simple. Parce que si j’étais pas corporate en ayant ma propre boîte, ça serait un peu bizarre…

  3. @La Mère Joie je pense que c’est hyper important de se sentir proche des valeurs d’une entreprise, mais c’est vrai que j’ai plein d’amis qui font un boulot de manière ‘alimentaire’, et qui vont trasher leur boite une fois sortis de là…
    je sais pas pourquoi ça te fait plaisir, mais ça me fait plaisir de te faire plaisir ! 🙂

    @L-tz c’est clair que certaines boites comme adidas, en plus d’être des entreprises sont des marques qui font rêver. ça peut aussi être l’inverse, vu de l’intérieur tu te rends compte que la marque est pourrie et qu’on vend de la merde 😉
    (et oui encore heureux que tu soutiennes ta boite :p)

  4. Je suis tout a fait d’ accord avec toi. Moi j ai quitte des boites car je n étais pas d’ accord avec leur politique. Donc je trouve ça super d être Corporate, le terme étant en effet provoc dans le sens où il englobe des trucs qui peuvent noyer le salarié dans sa fourliliére. Bref laisser des com avec un iPad c est n ul mais je voulais juste pour te dire banco. En passant

  5. Je suis incapable de bosser dans une boîte si je ne suis pas d’accord avec ses principes.
    Par ex, pendant mes études, j’avais trouvé un job d’été : vendre des encyclopédies religieuses par des moyens plus que douteux. Le soir où les boss ont ouvert le champagne pour fêter la première vente de l’équipe (la mienne), j’ai rendu le tablier et je suis allée voir la cliente pour qu’elle use de son droit de rétractation.
    Donc, je te comprends 😉

  6. @tous vous me rassurez ! je me sens toujours bizarre quand je soutiens que je suis fan de mza boite (lol)

    @Malicia l’ambiance joue beaucoup aussi 😉

    @Virginie il y a toujours des trucs qu’on peut reprocher à sa boite, généralement on adhère à la politique interne, ou à ce qu’on vend, mais tout le monde ne prend pas pour autant à coeur la défense de son entreprise

    @Ginie vendre des ENCYCLOPEDIES RELIGIEUSES ??? tu gagnes le pompon des jobs les plus « sortis de nulle part », je savais pas qu’il y avait encore des vrais gens qui allaient faire du porte à porte pour ça 🙂
    j’aurais pas pu j’avoue, vendre un truc auquel je crois pas j’ai du mal à être convaincante :p

  7. Oui je crois que l’important c’est de croire en ce que l’on fait. Même si un jour on change la façon de voir.
    L’important c’est d’y croire quand c’est le moment.

  8. J’adhère!
    Mon petit boulot d’étudiante ne me correspond plus du tout, je suis à l’opposé du coporate… Ce travail étant un boulot « alimentaire » ou plutôt un job-argent-de-poche je ne suis absolument pas investie. J’espère l’être dans mon futur travail! 🙂
    Peut être que je deviendrai comme toi, et qui sait peut être que ça sera dans la même branche que toi! 😉

  9. @Denis 🙂

    @Mlle Toutouille sans jusqu’à faire un job qui est contre ses principes, tout le monde n’est pas genre « fan » de son boulot et le survendrait à n’importe qui

    @Viviane c’est exactement ça !

    @Candy’Up je te souhaite de trouver un boulot qui te donne envie de te « battre » pour tes idées un jour ! peut être dans ma branche qui sait 😉

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