pourquoi je ne suis pas féministe

Ca fait un bout de temps que je voulais écrire ce post. Suite à la lecture de Causette du mois de Novembre – Décembre en fait. Et puis le temps a passé, j’ai – un peu – pardonné à Causette, mais pas oublié cet article. 8 mars, journée de la femme, peut être l’occasion de m’y mettre… – bon ok le 8 Mars c’était hier, mais j’ai été clouée au lit par une crève je n’ai donc pas eu le temps de terminer ce post avant.

Reprenons donc le contexte. C’était il y a quelques mois, à la lecture de Causette (donc) (je vous invite à lire mon article pour situer un peu mieux), je tombe sur cette chronique intitulée « pourquoi 40 ans après je suis toujours féministe« . On peut d’ailleurs la lire sur leur site, par ici. Je lis, donc, et au fur et à mesure de ma lecture, je me dis « mais c’est pas moi, cette fille là, c’est quoi ce monde qu’elle décrit ? je ne me reconnais en aucun cas dans ce texte, cela signifie-t-il que je ne suis pas féministe ?« 

Drôle de pensée, je crois. Un peu contradictoire d’être une femme, et de ne pas se sentir féministe. Un peu comme ce qu’écrit cette fille au début de son article « J’ai eu, comme beaucoup, le sentiment que le féminisme avait eu son utilité, mais qu’il avait fait son temps. C’était bon pour ma mère, mais moi, de quoi aurais-je eu besoin que je n’avais déjà ?« 

Oui, je l’avoue, je ne me sens pas dans le « lot » des femmes aux droits et à l’égalité bafouée. J’ai un job, un (bon) salaire, un mec qui me paye une femme de ménage (qui, si elle avait été un homme ne m’aurait pas plus dérangée). Je porte des pantalons, des jupes, je n’ai pas peur du regard des hommes, j’ai toujours su faire ma place où il fallait la faire et je ne crois en aucun cas en leur prétendue supériorité dans certains domaines (voire plus).

Cela signifie-t-il pour autant que je doive me renfermer sur mon petit nombril et considérer que si c’est acquis pour moi, les droits des femmes ne sont plus à défendre ? Bien sûr que non. J’ai beau vivre dans un pays démocratique où nous avons le droit de vote, de travailler, de porter ce que nous voulons, d’avorter et de demander le divorce, j’ai bien conscience que tout n’est pas rose pour tout le monde, et qu’il y a encore (et pas si loin de nous) des femmes auxquelles on manque de respect. Il y a des viols qui ne sont pas reconnus comme tels car la fille « ne s’est pas débattue ». Des femmes qui se font « gentillement » gifler par leur mari. Des filles qui ne peuvent pas porter de jupe sous peine d’être traitée de pute. Des adolescentes qui avortent en cachette, mises enceintes par leur mec qui trouve que « la capote c’est pour les PéDés ».

Mais croire en les droits de l’Homme et de la Femme, en l’égalité, espérer la parité et la reconnaissance équivalente des deux sexes fait il de moi une féministe ?

Par un raccourci facile, on pourrait dire que oui, mais quand je lis cet article de Causette, quand je lis les points de vue et engagements des vraies féministes, quand je vois leur façon d’aborder le monde et les choses qui les entourent, je ne me sens pas appartenir à ce mouvement. Si ses bases sont saines – comme tout mouvement politique humaniste, devrait on peut être ajouter -, les dérives et extrémismes qui en découlent me gênent. Au delà du fait que j’adhère difficilement aux discours trop engagés, il y a une chose qui m’insupporte au plus haut point c’est cette façon de renverser le problème. Les féministes sont – trop souvent – misandres. Et considèrent les hommes comme des « ennemis ».

Pourquoi je ne me sens pas féministe ? Parce que j’aime les hommes. Et que lorsqu’on croit en l’égalité cela ne signifie pas qu’on doit voir tout en noir lorsqu’il s’agit du sexe opposé. J’aime les hommes, et ça m’arrange parfois bien d’être le sexe faible – ces histoires de galanterie, même dépassées, me plaisent pour leur côté « rétro » (et c’est toujours flatteur, je trouve). J’aime les hommes, et j’ai besoin de me sentir toute petite dans les bras du Garçon.

Nous avons des différences, et contrairement à la volonté de certaines féministes de vouloir les gommer, je pense qu’il il faut les protéger, et en tirer parti. Dans les deux sens. Oui, on attend d’une femme de pouvoir d’être élégante en plus d’être intelligente.  Ca choque. Pourtant dans cette idée d’égalité, on devrait en attendre de même des hommes.

Pourquoi je ne me sens pas féministe ? Parce que je préfère tirer avantage de ces « faiblesses » qu’on croit des femmes, de cet équilibre social qui existe à l’heure actuelle – dans notre société. Pouvoir jouer de ma féminité, abuser des histoires de galanterie lorsque ça m’arrange, me délester d’une valise trop lourde parce que je suis une petite chose fragile, montrer mes jambes si ça peut m’aider pour négocier une situation.

Pourquoi je ne me sens pas féministe ? Parce que j’ai le choix. Le choix de décider ce que je fais de ma vie, de dire non, de changer. De ne pas avoir d’enfant, ou d’en avoir. D’être une petite fille, de me laisser aller, de pleurer devant un film.  De cuisiner, de m’épiler, de faire un régime ou de souscrire aux modes soi-disant « avilissantes pour la femme ». De m’acheter des fringues hors de prix et de porter des talons pour être sexy et attirer le regard des hommes. Tout ça, parce que je suis une fille, et que je n’envie rien aux garçons.

Je ne veux pas, un jour, devoir faire des choses sous prétexte d’une pseudo égalité sociale.

Non, je suis pas d’accord, la femme (dans nos pays développés) n’est soumise que parce qu’elle accepte une situation, et quand je lis ce texte de Causette, cette femme qui se laisse étouffer par son mari, sous prétexte de règles sociales acquises… Est ce que dire non à ce genre de dérives veut dire qu’on est féministe ? Ou bien n’est pas simplement se respecter soi même ?

Alors oui, de ma petite vie dans mon cocon, je n’ai pas connu l’oppression qui peut être faite aux femmes. Je garde tout de même conscience des droits pour lesquels des femmes se sont battues avant nous – avec les abus qui ont pu suivre, car non la pilule n’était pas forcément synonyme de liberté sexuelle pour certaines, qui n’avaient plus le droit de dire non. J’ai bien conscience que notre situation, en France, est exceptionnelle, et comme je le disais au début de cet article, qu’il y a encore du chemin à faire.

Mais je refuse de tomber dans des dérives sexistes, d’opposer le macho à la femme « objet » soumise et d’en faire une généralité. Je refuse de croire que le féminisme avec ses discours extrêmistes est la seule solution. Je refuse d’adhérer à un extrême qui ne vaut pas mieux: nous avons des différences. Il faut les cultiver. Et quand à ces notions de respect qui je pense sont essentielles, elles partent pour moi d’une conscience individuelle avant d’être collective: apprenons à nous respecter nous mêmes avant de chercher le respect des autres. Apprenons aussi à respecter les hommes, et à ne pas tomber dans les dérives sexistes inverses, de leur faire subir ce qu’ils nous ont (soi disant) fait subir.

Voilà pourquoi, à bientôt 25 ans et malgré un grand père hyper macho et une mère féministe, malgré une immense conscience des droits bafoués des femmes dans de nombreux pays, et encore en France, je veux dire que non, à cause des dérives et extrêmes de ce mouvement, je ne me sens pas féministe.

25 Comments

  1. que dire
    « Les féministes sont – trop souvent – misandres. Et considèrent les hommes comme des “ennemis”. » ==> j’ai lu ca dans un journal datant de 1901… histoire de te dire que cette idée à la vie dure.
    peux tu me citer un exemple clair de féministe misandre ? avec citations ?

    Tu dis « un mec qui me paye une femme de ménage » tu sous-entends que les travaux ménagers sont pour ta pomme et que ton mec te les épargne en te payant une employée..

    tu dis « Pouvoir jouer de ma féminité, abuser des histoires de galanterie lorsque ça m’arrange, me délester d’une valise trop lourde parce que je suis une petite chose fragile, montrer mes jambes si ça peut m’aider pour négocier une situation. »
    ok pas de souci. mais alors ne viens pas te plaindre qu’on te traite, en toutes occasions, en petite chose fragile. la galanterie, la seduction hors contexte ont des revers.

    enfin il y a 50 000 viols par an en France. le viol est un crime de genre.
    une femme sur trois sera victime de violence sexuelle.
    ca n’est pas « pas loin de nous » ; c’est nous.

     » nous avons des différences. Il faut les cultiver.  »
    lesquelles.
    j’ai un vagin, je suis féministe et d’extrême gauche. tu me vois plus proche de Marine le Pen que d’un homme féministe et d’extrême gauche à cause de notre différence anatomique ?
    tu me vois plus proche d’une femme inuit du 16eme siècle ? pour une histoire d’anatomie commune ?

    beaucoup ne cessent de parler de différences hommes/femmes ; j’attends encore de les connaitre.

  2. Bon, tu t’en doutes sûrement, un billet comme ça, sur notre blogosphère féminine/hellocotonienne, ça va attirer les commentaires. Je comprends tout à fait ton désir de ne pas t’assimiler aux féministes. Chacun a sa vision des choses. Mais, ayant étudié un peu le mouvement (surtout du côté US je dois dire), je peux te dire qu’il existe des dizaines de formes de féminisme. Et effectivement, certaines d’entre elles pronent la haine des hommes. Ce n’est pas l’idée que je me fais du féminisme, personnellement. Et tu es un peu féministe justement quand tu dis que tu veux avoir le choix. Car c’est surtout ça qui est important. Que les femmes aient le choix, du moment que celui ci est consenti et pas subi. Et que leurs nouvelles libertés ne se fassent pas au détriment du reste du genre humain (= nos chers et tendres velus). Sinon l’histoire pourrait se répéter dans l’autre sens.
    Et perso, je pense surtout que le féminisme trouve son utilité dans les choses importantes, comme l’égalité salariale, les discriminations à l’embauche, les préjugés sexistes, mais qu’il ne trouve pas son utilité dans le débat « mais qui doit tenir la porte à l’autre ». Ce n’est pas ce détail qui va changer le monde, franchement.
    Bon, voilà voilà. J’ai un peu l’impression d’avoir sorti ma science, mais ce n’était pas intentionnel, c’est juste un sujet qui me touche et m’intéresse.
    Au plaisir de te relire en tout cas ^^

  3. « Et effectivement, certaines d’entre elles pronent la haine des hommes. »
    je peux avoir des noms avec citations précises ?

    je sais j’insiste.

  4. J’ai assez envie de te rouler une pelle, là, de suite. Dommage que tu sois trop loin.
    Parce que ta pensée est assez proche de la mienne.
    (sauf que le ménage, chez moi, c’est les chiens qui le font)

  5. @Valérie aaah je le savais !! (qu’une vraie féministe allait venir mettre son grain de sel ;))
    donc
    Misandrie -> pas d’exemple avec citation, là tu gagnes, c’est plutôt une impression générale quand on lit certaines affirmations féministes, dans l’esprit « l’homme cherche forcément à abuser des femmes » etc etc. je trouve ça dommage de tout simplifier à ce point (mais non toutes les féministes n’ont pas cette dérives, ouf !)
    Femme de ménage -> comme je l’ai raconté dans ce blog, mon mec fait partie de cette frange de la population qui ne voit pas la saleté (ce qui n’est pas mon cas), et ayant un poireaux dans la main quand il s’agit de ménage (mais non c’est pas sale, dit il), on en a conclu que pour éviter toute dispute conjugale sur ce point on allait se payer une femme de ménage.
    Jouer de ma féminité et de mes « faiblesses » apparentes -> ceux qui me fréquentent au quotidien (ou moins fréquemment) savent que je suis loin de représenter cette « femme fragile ». j’en joue, parfois, tout comme j’aime pouvoir quand je le souhaite abuser de ma féminité. je ne pense pas que ça mène forcément à des dérives, on peut être un petit bout de femme perchée sur des talons et avoir du caractère, sans se laisser marcher sur les pieds. ce qui est mon cas…
    15 000 viols en France -> je ne le nie pas, ni les abus qu’il y a autour. ce que j’ai cité en disant « viol pas averé car la fille ne s’est pas débattue » est une histoire qui est arrivée à une amie très proche. et oui ça me tue qu’on puisse ne pas avérer un viol, encore aujourd’hui. tout comme les violences domestiques, les filles agressées ‘parce qu’elles portent un jupe’ etc etc etc. je ne crois juste pas que se parer derrière un discours féministe et porter jeans et baskets protège de ça.
    Différtences -> oui je suis persuadée qu’il existe des différences entre hommes et femmes, physiologiques et psychologiques – et qu’elles ne sont pas seulement issues d’une éducation ‘sexiste’. effectivement se sentir proche d’une Marine Le Pen parce qu’on a un vagin toutes les 2, c’est un peu extrème mais je ne me sens pas pour autant plus proche d’un Ségolène Royal ou d’une Rama Yade qui à mes yeux ridiculisent la femme politique.
    enfin bref, merci d’être passée ici et d’avoir apporté ton avis. je savais que mon post allait faire réagir, et je peux comprendre qu’on n’aie pas le même point de vue que moi. la seule chose qui ma gène c’est cet extrémisme qui veut que si on accepte certains ‘dictats’ on est forcément femme soumise… ou pas.

  6. @The Hummingbird merci pour ton commentaire. oui par certaines façons de voir je pense être « féministe » car je revendique le droit d’avoir le choix, l’égalité entre hommes et femmes sur un tas de plans, etc etc. comme je l’expliquais à Valérie ce qui me gène dans ce mouvement ce sont ses dérives et sa volonté de ‘faire justice’ vis à vis des hommes, de forcément acquérir une égalité parfaite et totale (qui me semble difficile à acquérir tant que nous continuerons à porter les enfants et avoir moins de muscles et de poils qu’eux ;))
    je trouve aussi que le féminisme a son utilité, encore aujourd’hui, mais aussi que certaines dérives peuvent faire passer ses défenseurs pour des « chiennes de garde », et ce n’est pour moi pas par la violence et l’agressivité qu’on avancera.

    @Ginie un jour tu paieras qqn pour faire le ménage. et tu seras une femme libre. voilà :p

    @L-Tz :*

  7. Je ne suis pas non plus féministe, en fait je ne suis pas supra engagée comme fille… Disons que je deviens féministe quand ça me touche, c’est sûrement égoïste mais en effet, je refuse d’être privée de quelque chose juste « parce que je suis une femme » et certaines choses me choquent (une nana qui sort tard de chez elle va penser à pas porter des trucs sexy mais est-ce qu’un mec va faire attention), des choses comme ça… mais au point d’en faire mon cheval de bataille, non.

  8. on ne se connait pas et j’ai vu que l’option roulage de galoche était déjà prise… dommage !
    J’adhère complètement à ce que tu dis. avec une mère qui gagne plus que mon père, et un chéri qui fait la vaisselle et le ménage (à 2 hein, on partage et ça va plus vite) j’ai du mal à me sentir féministe.
    Pour ce qui est de la misandrie, il suffit parfois de lire 1 ou 2 anecdotes sur le blog viedemeuf où tout et n’importe quoi est prétexte à dire que les hommes, ces salops, nous persécutent.
    Le problème c’est que le mot « féministe » est devenu péjoratif alors qu’au départ ce sont juste des femmes qui veulent avoir le choix.
    Au final on est peut-être féministes nous aussi, mais n’en déplaise à certaines TOUS LES EXTREMES sont dangeureux (en féminisme comme en politique…)

  9. Un beau sujet là que vous développez.
    Ma fille me dit féministe. Oui je le suis en quelque sorte, mais je n’ai jamais défilé dans la rue, les seins nus.
    Le féminisme est pour moi, une forme de liberté et de respect mutuel. C’est aussi une façon de veiller à ne pas perdre ces acquis. Sachez, les filles, que l’avortement légalisé en France, devient de plus en plus difficile car peu rentable. Combien d’hommes médecins ? Combien de femmes médecin ? Qui prendra conscience de ce fait ?
    L’égalité n’est pas que l’homme fasse la vaisselle et le ménage à la place de la femme, mais que chacun dans
    le couple se répartisse les taches. Vous êtes pour l’instant des femmes libres dans votre corps, dans le choix de travailler, de conduire une voiture et de faire des enfants quand vous le voulez, mais il reste les salaires inégaux pour les mêmes responsabilités. La naissance d’un enfant qui ralenti l’évolution de carrière. Et cette idée que nous devons, une fois Maman, être parfaite comme mère (idée ridicule…) parfaite comme amante et parfaite comme collaboratrice.
    Nous sommes dans un pays ou les femmes sont libres. C’est une minorité dans notre monde et rien que pour les autres femmes opprimées, nous devons d’être féministe.
    Bises à tous et à toutes.

  10. @Malicia je suis peut être un peu plus engagée que toi, mais je comprends ce que tu veux dire !! 🙂 et puis comme me le faisait remarquer le Garçon, en tant que fille il ne faut pas le nier on a AUSSI des avantages !

    @Azerty c’est un peu ça, certain(e)s ont tendance à trop vite se positionner comme des victimes et ça m’énerve. parfois c’est juste parce qu’elles acceptent la situation…
    enfin sans tomber dans le débat inverse, on doit toutes être féministes si tant est qu’on clame un peu le droit à la liberté et l’égalité, mais pas féministe pour ce que ça a de péjoratif !

    @Viviane il faut juste reconnaitre qu’en France, malgré certaines inégalités on est pas les plus mal loties ! 🙂 (et il ne faut pas forcément voir le mal partout, c’est pas parce que je suis une femme que mes patrons vont abuser de moi de mes compétences et de mon salaire, j’ai cette chance là ouf ! :))

  11. Il n’y a aucun problème et j’aime beaucoup ta réflexion sur ce sujet, mais rien est acquis tant que la majorité des femmes dans le monde n’auront cette liberté que nous avons.

  12. Je suis d’accord avec le fait que le féminisme tel qu’on le vend au grand public prône souvent de rabaisser les hommes pour se faire sa place. Je ne trouve pas ça honnête.

    Et pour Valérie, Hummingbird a écrit un mémoire sur le féminisme, je pense qu’elle en connait un rayon et n’a pas besoin de citer tous les bouquins qu’elle a lu pour le prouver. Prouve-nous toi que les féministes ne sont pas misandres !

  13. Pour Valérie, le mot haine est sans doute légèrement exagéré, mais je ne voulais pas développer pour ne pas endormir l’assemblée, mais puisque tu le demandes… Le féminisme radical aux Etats-Unis avance que le système patriarchal en place dans la société est la cause de nombreux problèmes dans l’ensemble, et de tous les problèmes liés aux femmes. Certaines d’entre elles, dont Andrea Dworkin, centrent le débat sur la pornographie et son interdiction, et vont même jusqu’à dire que la relation sexuelle (même consentie) est un instrument de domination des hommes sur les femmes. Tout comme le mariage, la famille, etc. Je pense que c’est de cette branche du féminisme que vient cette idée de cette haine des hommes, mais qui peut être fondée si on interroges certaines féministes radicales.
    Voilà, maintenant tout le monde fait dodo, bravo! En tout cas, Valérie, si tu souhaites continuer cette conversation, voici mon email thehummingbirdsisland@gmail.com, car l’échange est pour moi la meilleure manière d’apprendre de nouvelles choses (dans les deux sens bien sûr)!

  14. Ben moi j’irai pas te rouler une pelle, mais le coeur y est ! Et Merci beaucoup à Valérie d’être venue ajouter son grain de sel, sans elle on serait passées à côté de quelque chose.
    Je t’envoie des grosses bises Lane, et sois fière de ton féminisme, je crois que c’est la version moderne de celui de nos mamans.

  15. Bonjour,

    Je n’ai pas lue ton texte encore, pas le temps aujourd’hui, mi-session…

    Mais je veux seulement te dire, puisque j’ai survolé en diagonale et je vais te revenir avec un commentaire plus exhaustif, que sans les féministes (à ne pas confondre avec des sexistes), tu ne serais et n’aurais rien.

    -Tu n’aurais pas ton job
    -Tu n’aurais pas un bon salaire
    -Tu n’aurais pas de chum, mais un mari
    -Tu ne serais pas reconnue comme une citoyenne, puisque tu n’aurais pas le droit de vote,
    -Tu ne serais pas autonome mais serais obligée à être sous la tutelle d’un homme, (père, frère, mari, peu importe tant qu’il ai un pénis)
    -Tu n’aurais pas d’éducation
    -ou si tu serais éduquée, étant une infiniment petite ration de femmes dans une société avant les mouvements du féminisme, qui ne date pas des années 1960, mais 1840, tu n’aurais pas le droit d’avoir un diplôme et aucune reconnaissance pour mettre en pratique tes études que ce soit médecine, science…. tu n’aurais pas le droit d’avoir une profession.
    -Tu serais une matrice qui a pour but de donner des dizaines et dizaines d’enfants à ton mari. Ça aurait été sa progéniture.
    -Tu serais surement morte en couche et ce aussi, à cause des inconforts sociaux par rapport à ton corps: il doit rester caché, accouchement habillé mais légèrement qui justement lors des contractions et des resserrements des muscles dorsaux et abdominaux, te disloqueraient la colonne vertébrale pour soit en mourir soit en être paralysé. Car les corsets déformaient le corps des femmes, créant des scolioses…
    La première naissance d’un mouvement féministe est né par cet aspect médical, beaucoup de médecin ont enclenché la libération du corps de la femme et je dirais même bien avant que la femme ait une petite prise de conscience et n’ai pas peur de s’affirmer et s’assumer. Être toujours dans le velours d’un pourvoyeur reste confortable…
    -Et surtout sans les féministes, tu ne pourrais dire que tu n’es pas féministe et te penser libre malgré leur combat.

    Ta position est capricieuse, ingrate et ignorante.

    Le but du féminisme n’est pas de faire la guerre aux hommes, on ne peut pas rester au premier degré dans une lutte aussi intrinsèque à la vie.
    Le but est que l’homme n’est plus d’emprise sur la femme autant par ce que la femme lui donne comme pouvoir que ce dont lui-même s’accorde.
    Le féminisme n’est pas de la victimisation, et justement la dessus la femme va devoir se mettre elle-même au pied du mur, puisqu’elle est la première à s’exploiter, se violer, se blesser…

    Mais juste un exemple comme ça, savais-tu que d’ans bien des pays du tiers monde, le viol n’est pas reconnue comme un viol mais comme un acte de choix, le mâle choisissant sa femelle?
    Juste en Haïti, le viol est interdit depuis seulement les années 90.

    Réfléchis un peu dessus tout ça…

    Je te reviens en fin de semaine avec un meilleur commentaire.

    Cynthia Brault;
    Féministe, existentialiste, égalitaire

    • Chère Cynthia,
      Je te remercie de te préoccuper de ma culture et de mon éducation sur les apports du féminisme et le fait que le combat soit loin d’être gagné dans le monde pour les femmes. Ainsi que tu le dis tu n’as pas lu mon zarticle et c’est bien dommage, car ton commentaire est exactement le genre de raison pour laquelle j’ai écrit cet article: je déteste les extrémistes, quelque soit le message à la base de l’engagement. Tu m’insultes en me traitant d’ignorante, ingrate et capricieuse, est ce là une façon de se comporter lorsqu’on défend les droits des femmes et l’égalité ? Tout ça parce que tu considères que je ne suis pas d’accord avec toi et pas au fait des points que tu soulignes.
      Dommage, tellement dommage…
      Bref, fais toi plaisir si tu as le goût de revenir commenter plus longuement (?!), sache simplement que j’ai bien conscience de ce que tu annonces et que j’ai globalement une attitude bien plus égalitaire dans mes actes et mon mode de vie que ma mère (pourtant féministe avérée). Mais je crois que tu m’as déjà jugée, alors restons en là.
      Bon courage pour tes exams de mid-session

      • tessa

        Bonjour, moi j’ai bien lu votre article en ce jour particulier. Mais pardonnez moi la lutte pour l’égalité en droits des femmes n’est pas totalement acquise aujourd’hui. Les femmes étaient là quand la société a changé, elles ont participé activement aux changement mais une fois le changement opéré, elles sont remises à leur place, à leur rôle. On a entendu récemment des phrases incroyables de la part de certains politiques. Le fait d’avoir un travail pour une femme aujourd’hui ce n’est pas une raison pour fermer les yeux sur tout ce qui n’est pas encore là. Une commerciale par ex est payée bcp moins cher qu’un commercial homme, et dans bien d’autres professions aussi. Une femme ministre est huée à l’assemblée à cause de sa coupe, de ses vêtements. La femme c’est celle qui est le plus au temps partiel au travail et on considère ça comme normal parque elle doit accomplir son rôle de mère qui s’occupe de ses enfants. Au handball, on veut faire revenir la jupette (pour info) pour attirer l’oeil des spectateurs et dans d’autres sports, on veut des tenues moulantes pour la femme. ça veut dire quoi ? La femme est un objet avec des formes à montrer pour mieux vendre ? Combien de femmes sont aujourd’hui prises pour des connes par leur compagnon ?? Elles me le disent elles-mêmes lol et c’est une évidence pour certaines ! Personnellement je n’accepterais jamais de subir ça. Mais la tendance générale, et même des politiques puisque ce sont eux qui ont le pouvoir, ce n’est pas l’égalité hommes-femmes, c’est une mascarade. Le pouvoir n’a pas de sexe pourtant, il peut être donné aussi bien aux femmes qu’aux hommes. Les femmes sont considérés aujourd’hui comme avoir moins de compétences que les hommes. Pour preuve on ne voit pas de femmes dans certains métiers ou sports, on dit qu’elles ne sont pas faites pour ça. Alors je considère personnellement que la lutte pour les femmes qui a été mené par nos ainées n’est pas acquise, elle n’est pas terminé, moi qui ai 34 ans. Et je vous rejoins sur un point c’est que c’est bien évidemment avec les garçons que l’on peut changer les choses puisque les garçons vivront plus tard de toutes façons avec ces filles devenues femmes.

  16. Elodie

    J’ai un exemple caroline fourest par exemple, et il y en a bien d’autres comme toutes les femmes qui font parties du mouvement femen, moi personnellement,
    ces femmes me font peur ! Je dirais même, qu’elles sont une atteinte ambulante à l’ordre public.
    Il n’y a qu’à se rendre sur leur site pour comprendre.

    Quand je lis : « …tu es un peu féministe justement quand tu dis que tu veux avoir le choix. Car c’est surtout ça qui est important. Que les femmes aient le choix, du moment que celui ci est consenti et pas subi. »

    Des femmes se sont battues il y a des années, par exemple, pour que l’on ai le CHOIX de travailler, n’est-ce-pas ?
    Avons nous vraiment le choix aujourd’hui?
    Je ne crois pas, malheureusement je n’ai pas le choix,
    et je ne suis pas la seule je suppose.
    je suis obligée de travailler ! Je n’avais jamais envisagée
    une carrière de caissière…
    Je penses que le « droit » du travail a arrangé surtout les bourgeoises qui ont le pouvoir et L’ARGENT pour entrevoir une carrière d’avocate, et d’autres encore…

    Je suis peut-être la seule, mais personnellement dans tout les domaines dans lesquels j’ai travaillé, et autour de moi, je n’ai jamais entendu qu’un homme gagnait plus qu’une femme…

    Je penses que ce ridicule « combat » est vain, car il n’y a pas à avoir de combat. En France, (et je penses que l’on ferait mieux de se préoccuper de la France c’est à dire dans le pays dans lequel on vit) nous avons tendance à voir des ennemis partout, mais il existe des hommes battus vous savez ? Et violé aussi ! Alors ce n’est pas une histoire de sexe voyons !
    Nous devrions, à mon avis, nous pencher sur le problème qui nous concerne tous et qui serait plutôt un problème de classe sociale.

  17. Ésope

    Bonsoir,

    Merci d’ouvrir ce sujet.

    Ce que je trouve curieux est l’acharnement de certaines « féministes » à expliquer que la misandrie est un concept des machistes qui serait destiné à décrédibiliser les mouvements féministes.
    Je ne crois pas qu’Elizabeth Badinter puisse être accusée de vouloir décridibiliser le féminisme..
    Tout comme j’ai été au coté des femmes pour faire valoir leurs droits, je suis au coté des hommes pour défendre les leurs.
    Tout comme je ne crois qu’il est sain de rappeler que certaines femmes dans le monde sont encore victimes de sexisme, je pense qu’en France, les femmes ont aujourd’hui le droit et le choix pour elles.
    Ce qui ne semble pas être encore le cas pour les hommes(ex: droit de la non paternité). Ou encore de ne pas être respecté en tant que parent notamment dans le cas de divorce.
    Pourtant, ne pas défendre le droit des pères, à mon avis, contraire au féminisme qui lutte pour une égalité de traitement entre les femmes/mères et les hommes/pères. Donc, ne pas militer pour le droit des pères revient à accepter tacitement une suprématie familiale de la femme sur l’homme, en somme une inégalité..

    Si il existe une communauté des Femmes en France, qui ont un ministère (celui des droits des femmes, les hommes n’ont aucune existence en tant que tel. Ils sont des hommes regroupés par religion, race, ethnie, niveau social mais pas en tant qu’homme, masculin.

    Pourtant, l’homme connait des difficultés (réussite scolaire, sociale, équilibre familiale..) dont la société tout entière devrait au moins prendre connaissance.
    Là où précisément la critique envers la gente féminine est interdite (sous peine de se faire lyncher et accuser d’horrible misogyne ), l’homme est l’objet de critiques incessantes. Il divorce: c’est un salaud qui abandonne femme et enfant(s). Il est quitté: c’est un looser et un pauvre type sans envergure.
    Dans tous les cas, il a tout faux..

    Attention, l’homme n’est pas un animal dénué de bon sens, il peut alors décider de prendre de la distance avec celle qui se révélerait être son prédateur.
    Peut être que c’est aussi pour cela, que les hommes veulent de moins en moins s’engager, la peur du piège..

    Tout reste (encore) à construire, je crois..

  18. Delanchy

    On peut être femme au foyer, voilée, mariée, célibataire, catholique ou pas,.. et être féministe. Tu tiens un discours féministe mais tu ne veux pas employer ce mot car il te fais peur. Et que t’as clairement peur du rejet en te considérant féministe, dommage. Ah et juste pour info sache que les cerveaux homme/femme sont strictement identiques et qu’appart les hormones qui jouent de manière infime sur notre comportement nos différences sont dues au conditionnement que nous avons eu. Cela ne pourrais pas être dérangeant si la culture féminine n’était pas autant dévalorisée. Tu t’es déjà demandée pourquoi une petite fille qui joue au foot sera toujours mieux vue qu’un garçon qui joue à la poupée ou se déguise en fée? Pourquoi? Parceque dans l’inconscient collectif c’est être faible que d’être une femme. Sache aussi que les féministes se battent pour quand france les maladies qui ne touchent que les femmes (ou d’avantages) exemple l’endomidriose intéressent enfin les médecins. Ou qu’un jour lorsque ta sœur, ta fille, ta cousine ira porter plainte au commissariat pour viol 1) on lui demandera pas si c’est parce qu’elle est une fille facile 2) il y aura plus que 2% de chance que le violeur soit condamné.
    Tu t’es déjà demandée pourquoi tout les postes à responsabilité portent des noms masculins? Et si ça avait toujours été le cas? Car figure toi que nom. Ah oui ca peut paraître anodin, mais tu en conviens qu’il y a encore beaucoup plus d’hommes dans ses professions. C’est pas seulement à cause du plafond de verre, c’est aussi qu’elles ne s’y reconnaissent pas et ne tentent pas leur chance. Les combats des féministes sont divers et les extrémistes sont présents partout. C’est comme si tu disais « je ne me sent pas française car il y a des extrémistes/terroristes français et que j’ai du mal avec ça » -j’exagere à peine
    Bref si tu es pour l’égalité des sexes tu es féministe dsl.

    • LaNe

      Bonjour,
      C’est gentil de prendre autant de temps pour commenter ce post… de 2011. Regarde au dessus de ton comm il y a même un ping qui renvoie à un post écrit en 2014 et qui vient contredire celui ci.
      Bisous !

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