Au quotidien

Bordeaux, deuxième jour

Alors ça y est. Après trois jours marathon à base de réveils brutaux et de chaleurs dignes des plus grosses journées d’été en Provence, nous voilà presque installés dans notre T3 Bordelais.

Je ne sais pas si tout se raconte, mais il reste des bribes, quelques mots à vous dire… Ces derniers jours de MonJob, et ces derniers jours à Paris, je ne les ai pas vus passer, tellement ils ont été riches en émotions, et blindés d’un million de choses à faire. Et puis un matin on se réveille et c’est là, on est à Bordeaux, dans notre nouvel appart, et presque chômeuse, et on cherche ses marques dans la nouvelle cuisine, on marche sur les cartons vides qui trainent encore et les valises pas vidées. Et on se dit, voilà, c’est fait…

          

Avant ça il y a eu un mardi matin, 10h30 lorsque le Garçon me réveille: « j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle« . La bonne c’est qu’on déménage aujourd’hui. La mauvaise c’est que les déménageurs arrivent dans 3 heures, et qu’on a pas terminé les cartons. Le mardi soir, où on campe dans un appartement vide, qui parait si grand soudain. Le mercredi, où on embarque dans la 308 remplie à bloc (ah bon il reste encore TOUT CA ???), le basilic coincé entre le siège et la couette, et la clim à fond. Les embouteillages, et puis cette chaleur, qui nous donne mal au crâne malgré la clim. Le thermomètre annonce 37°C à l’ombre entre Tours et Poitiers…

      

Mercredi soir, redécouverte de cet appartement dont nous avions un peu oublié les volumes – chacun flippés de trouver un endroit qui finalement ne nous plairait plus. La proprio adorable qui nous offre une bouteille de bienvenue – pas de Bordeaux, elle dit, vous aurez tout le temps d’en boire ici.

A 22 heures il fait toujours 28°C. J’avais oublié, l’été.

 

Le jeudi matin, le réveil qui pique à 7 heures pour être à 8 heures à l’appartement, le semi remorque qui passe à peine entre les voitures de la rue, et avant midi, tout est terminé. Je me retrouve au milieu de ma nouvelle cuisine, à me demander comment tout va rentrer, et le Garçon qui tempère – ça va aller.

Le coup de barre de l’après midi à plus savoir par où commencer – et il fait si chaud…- qui te fait dire « mais qu’est ce que je fous là ??« , et puis tous ces messages, Twitter, SMS, des amis qui disent « on pense fort à vous, bienvenue dans votre nouvelle vie » et tout ça redonne du courage. Alors on ré-attaque les cartons, on laisse les livres de côté – pour le moment – et on prend des douches froides pour calmer les migraines qui grondent.

 

La bonne nouvelle c’est Bouygues qui a battu des records de vitesse pour déménager ma Box – en moins de 2′ heures j’ai à nouveau internet. Le basilic a survécu au voyage, et je trouve enfin un endroit où ranger mes thés – il faudra acheter des boites, je dis au Garçon.

Le soir, place Saint Pierre autour d’un verre de Graves la fatigue me prend. Cette première nuit sera baptisée par l’orage qui ne refroidira rien de l’air trop lourd – et nos peaux moites, et se retourner sans cesse pour chercher un peu de fraîcheur entre les draps – et les attaques des moustiques. J’avais oublié, les étés, la chaleur lourde qui explose en fin de journée, les pluies trop courtes, les moustiques. J’avais oublié, à quoi ressemble le Sud en été.

NB: Nous sommes passés par une société de déménagement longue distance, Lateulade & Fils, que je recommande: pas trop chers, très pros, et très sympas. Voilà je tenais à le préciser 🙂
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14 Comments

  1. JE VEUX VIENDRE ET FAIRE DES MUFFINS À LA MYRTILLE DANS VORTE FOUR

    (des bisous du courage et de l’amour, pour cette nouvelle vie…

    Nan je dec. Reviendez, je ferai des madeleines !)

  2. Bon courage, c’est jamais facile mais c’est une nouvelle page blanche 🙂 Puis oui y’a Ginie!! 🙂

    Je suis sûre que tu vas y écrire des lignes superbes dedans 🙂

  3. J’aime bien ce moment, quand on emmenage. Le temps de trouver des repères, de découvrir les petits commerces alentours, les boulangeries (bien évidemment), les décisions d’aménagement, bref, toute la nouveauté qui fait pshiit!

    (cette dernière phrase était digne d’un slogan publicitaire raté. OWI!)

    Bref, bonne installation!

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