Culture

ma semaine films francophone

En tant que chômeuse (nouvellement) célibataire, et installée dans une ville où je n’ai pas beaucoup de connaissances, et bien il faut bien occuper mes journées. Et à Bordeaux les choses sont bien faites, il y a un UGC (vous dire que ça n’a pas du tout pesé dans le choix de cette ville lorsqu’on a voulu quitter Paris serait mentir…). Je n’ai donc pas arrêté mon abonnement UGC illimité, et je dois avouer qu’à 20€ par mois, c’est un loisir tout à fait accessible pour mes moyens !

Ces dernières semaines, je suis donc beaucoup allée au cinéma, seule, et en pleine après midi (tu sais l’horaire où ya que des petites vieilles qui fuient la chaleur ;)). Hier, en allant voir Camille Redouble, j’ai réalisé que je n’ai pratiquement vu que des films francophones (oui, on compte un film québécois dans le tas) ! Je me tape à chaque fois les mêmes bandes annonces du coup, c’est un peu chiant mais bon (régie d’UGC si tu m’entends, tu pourrais faire tourner un peu plus tes pubs et Ba ? merci bisous), il faut avouer que la programmation du moment laisse une belle part à ces réalisations, et qu’on n’est pas en reste !

Du Vent dans mes Mollets

Un joli film sur l’enfance, que je suis allée voir sur les conseils de Clyne et que j’ai beaucoup aimé. C’est joliment tourné, touchant, drôle parfois, et dont le sujet final n’est peut être pas celui qu’on croit.

C’est l’histoire d’une amitié entre deux petites filles au début des années 80. Issues de deux familles très différentes (l’une est élevée par une mère célibataire un peu hippie, l’autre fille unique de parents juifs assez rigides), c’est aussi l’histoire de la rencontre entre ces deux « mondes », de ces parents finalement aussi paumés les uns que les autres. J’ai beaucoup aimé.

Le Guetteur

La bande annonce vraiment originale laissait présager un bon film noir comme on sait les faire parfois (Olivier Marchal <3). Au casting,  Daniel Auteuil en flic usé et Mathieu Kassovitz comme sniper recherché activement, deux acteurs impressionnants. Et puis ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ce dernier à l’écran…

Au final, une déception. Malgré une très belle réalisation, le jeu d’acteur reste très moyen et le scénario trop bancal:à la fois trop basique (personnages pas fouillés, actions et rebondissements un peu brouillons…) et trop compliqué (on est parfois un peu perdu entre ces différentes histoires qui se recoupent on ne sait comment). A éviter donc, même pour un moment divertissement.

Monsieur Lazhar

Le « fameux » film québécois qui rend cette sélection francophone ! Encore une fois un joli film sur un sujet un peu plus « grave » (quoique Du Vent dans les Mollets ne soit pas ultra gai), dont j’ai trouvé l’approche touchante et intéressante.

Dans une école de Montréal, une institutrice se suicide. Pour la remplacer se présente Bachir Lazhar, émigré algérien. Très vite, les méthodes et l’approche différente de ce nouveau professeur se manifestent. On suit petit à petit cette relation particulière entre Monsieur Lazhar et ses élèves, tout en découvrant un peu plus sur son histoire à lui.

Le film ne cherche pas de morale, il raconte simplement une histoire, celle de la rencontre entre cet homme qui a subit son immigration, et cette classe traumatisée par la disparition de leur maitresse. Mention spéciale à ces expressions québécoises qui me font tant sourire.

David et Madame Hansen

Ce film m’avait intriguée de part son casting d’abord (Adjani et Astier), mais aussi car Alexandre Astier y est réalisateur, scénariste, acteur et même compositeur de la BO (et plus si aff). J’avoue y être allée sans trop avoir lu le synopsis, et m’être laissée emporter dans ce film malgré une histoire un peu biscornue.

David est ergothérapeute (merci Wikipedia) dans une clinique psy en Suisse. Nouvellement arrivé, il se voit chargé de s’occuper pour la journée de Madame Hansen-Bergmann, une sorte de Madame de Rothschild victime d’un choc psychologique important suite à un traumatisme. La journée ne va cependant pas se dérouler comme prévu: Madame Hansen, quoique dans son monde, va pousser David à l’emmener beaucoup plus loin que la sortie prévue, jusqu’à un retour vers son passé – et ce fameux choc. Dans ce road trip, David est suivi par sa fiancée et son petit frère, qui vont jouer comme David le rôle d’accompagnateurs de Madame Hansen.

Un film surprenant, donc, et dont je doute que le scénario (un infirmier psy disparaît pendant 24 h avec une patiente richissime…) soit vraiment plausible, mais qui est rendu intéressant par le jeu des acteurs – un quasi huis clos entre David, Madame Hansen, la fiancée et son petit frère – et la « mystère » qui plane sur Madame Hansen.

Camille Redouble

A mon sens le petit bijou de la rentrée ! Après Du vent dans mes mollets, c’est mon coup de coeur de la semaine (et merci again Clyne ;)). Le sujet du « retour dans le passé/futur/situation déjà vécue où il faut (re)faire des choix » est pourtant un sujet vu et revu (on pense à Young Adult, 17 ans encore, La Vie d’une Autre, Eternal Sunshine of the Spotless Mind et d’autres…), et pourtant Noémie Lvovsky réussi à aborder cette thématique sous un angle original.

Camille a 40 ans. Actrice ratée et alcoolique, son mari Eric vient de la quitter pour une fille plus jeune. Lors du passage à la nouvelle année, Camille va faire un bond de 25 ans dans le passé, et revivre l’année de ses 16 ans, celle où elle a rencontré Eric et vécu des évènements qui ont influencé toute sa vie.

La première chose qui perturbe, c’est que Camille est jouée par la même actrice (Noémie Lvovsky herself) quarantenaire tout le long du film, tout comme Eric et sa bande d’amies (qui ont plus l’air d’avoir seize ans que 40 pour leur part). Une fois accepté cette « bizarrerie » qui passe finalement très bien, on se laisse porter par l’histoire de Camille. Va-t-elle refaire les mêmes erreurs, les mêmes choix ? Peut-elle sauver sa mère, qu’elle a perdue trop jeune ? Ou changer son « futur » ?

C’est finalement un film sur l’acceptation des choses – voilà aussi pourquoi j’ai pensé à Eternal Sunshine… -, sur la vision qu’on peut porter sur une période de sa vie et des choix qu’on a pu regretter… ou non. J’ai beaucoup aimé l’approche ludique et pleine de fraîcheur de cette adolescence des années 80 (encore !) vécue par une femme qui a déjà vécu sa vie. A voir, donc 🙂

Voilà pour le moment ! J’espère que ces quelques avis vous donneront envie (ou non) de voir certains de ces films. Pour ma part je crois que je n’ai pas fini de voir les mêmes bandes annonces: il me reste encore A perdre la raison et peut être Cherchez Hortense , et les nouvelles sorties: Les saveurs du palais et Quelques heures de printemps. Sans compter les films US… Heureusement que j’ai du temps !

8 Comments

  1. Très sympa ta revue ciné, j’ai aussi adoré Du vent dans mes mollets et j’ai vu la bande annonce de Camille redouble, qui a l’air très chouette aussi !
    Bises

  2. J’ai également vu Du Vent dans mes Mollets, dont je parle ici : http://www.lauraoza.com/2012/09/du-vent-dans-mes-mollets-une-jolie.html
    que j’ai beaucoup aimé également. C’est frais et touchant.
    J’ai aussi vu Camille Redouble, http://www.lauraoza.com/2012/09/camille-redouble-une-jolie-romance.html. Et j’ai ADORE ! Vraiment mon coup de coeur du moment. C’est tellement bien pensé. Au début je n’accrochais pas avec ce retour en arrière et puis justement, avec cet « handicap » j’ai trouvé ça génial que le film soit si réussi. Une belle leçon de vie ! 😉

  3. J’ai vraiment envie de voir Du vent dans les mollets, j’en ai lu beaucoup de bien ! Moi ça fait un moment que je ne suis pas allé au ciné, je ne sais même plus quel est le dernier film que j’y ai vu…

  4. Perso ça fait trèèèèèès longtemps que je n’ai pas mis les pieds au ciné…ms je n’ai entendu que du bien « du vent dans les mollets » qui me fait effectivement très envie! « Camille redouble » me tente aussi beaucoup! En tout cas, très sympa ta petite critique ciné;)

  5. Moi aussi j ai fait le stock de films francophones ces derniers temps (ce que le jour doit à la nuit, les saveurs du palais et cherchez hortense en plus) et j avoue que je suis agréablement surprise. Espérons que çà continue 🙂

  6. J’ai aussi beaucoup aimé du vent dans mes mollets. Les 2 petites sont fantastiques et trop choux ! Tu me donnes envie d’aller voir Camille Redouble, si seulement le ciné n’était pas si cher (quand on n’a pas de carte)…

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