Chroniques

la trève

23 décembre, cette date équidistante de Noël et de la fin du monde. Ici c’est dimanche, on a allumé un feu de cheminé, mangé des plats surgelés (parce que la flemme de cuisiner vu qu’on va faire que ça pendant 48 heures), bu du thé et fait des gâteaux. Renforcée dans mon effort par cette période où tout le monde est en vacances et que du-coup-ça-sert-à rien-d’envoyer-des-CVs-la-bonne-excuse, je continue à ne pas chercher de boulot, me lever à midi (trente exactement), et glander sur mon ordi la moitié de la journée (l’autre étant consacrée à manger/prendre une douche/un bain/caresser mon chat/sortir aussi un peu parfois). Et c’est traînant dans mon boyfriend jean et un pull informe bien pratiques à enfiler au saut du lit que j’ai fini par remarquer quelque chose d’étrange sur Facebook et les réseaux sociaux.

C’est calme.

Très calme.

Presque trop calme…

Passé la frénésie des tweets pré fin du monde, les recettes de bouffe à tester, le rush de cadeaux de Noël et les commentaires sur la fin du monde (oui, deux fois et déjà trop), nous sommes passés ce week end dans ce qu’on pourrait appeler « la trève de Noël ». Ce moment flou durant lequel, pendant quelques jours, les gens vont lâcher leur clavier pour retrouver leurs parents, leurs grands parents, leurs frères et soeur, en bref, vivre IRL.

Pour les rares survivants, il s’agit de partager sapins, gâteaux, amour et bonheur auprès de leur entourage 2.0. On croise ainsi sur Twitter quelques rares livetweets de repas de famille (j’attends avec impatience demain soir que ça se corse un peu), des photos de sapins, des mentions de gens qui finissent à peine leurs cadeaux, et des Père Noëls pervers.

C’est aussi l’occasion de retrouver ses amis d’enfance lorsque, rentrés au bercail, on se retrouve tous de retour chez nos parents. Alors, tu deviens quoi ? Les années ont passées sans qu’on s’en soit rendu compte, les petits frères ont grandit, les enfants des amis des parents aussi – ceux qu’on a connu gamins, trop jeunes pour partager nos jeux, on discute aujourd’hui de nos études, nos vies. 6 ans d’écart ça n’a plus autant d’importance soudain.

La fin du monde n’a pas eu lieu, on est tous des survivants, du moins jusqu’à la prochaine fois. Chez moi demain c’est ciné, repas et tarte au citron maison. Souhaitez moi bonne chance pour la réussite de cette dernière !

Joyeux Noël tout le monde 🙂

2 Comments

  1. Ton article m’a fait sourire, c’est vrai que cette période est un peu spéciale, les gens s’affairent dans tous les sens avant, puis c’est le grand calme, presque plus personne dans les rues, au moins le 25.
    Moi c’est pareil, je profite de cette période pour faire de longues grasses matinées sans complexe 🙂
    Bises et bonne chance pour la tarte au citrons (et très bon Noël aussi !)

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