3 Comments

  1. M. (mais une autre)

    Tu sais, le truc avec ça c’est que les gens avec les horaires 9 à 5, ils se disent ‘Aaah j’aimerais bien de pas être pogné dans le métro à 8h quand y’a 15000 autres personnes en mêne temps. ‘ et ‘J’aimerais bien ne pas toujours travailler devant un ordi et être en contact avec des gens.’

    Et puis les gens avec les maris et les bébés, tu sais de quoi ils parlent? Moi je sais, pcq je viens de débarquer dans un nouvel emploi avec 3 mamans dans mon bureau. Elles parlent de vomi de carottes, de vaccins et de fièvre. Elles appellent leur mari pour parler du souper du soir et de qui va prendre les enfants à la garderie et de l’électricien qui coûte trop cher. Elles sont toutes gênées quand une copine célibataire sans enfants les invite au Bal Érotique et se demandent si les gens y baisent partout comme dans Eyes Wide Shut. Elles répondent ‘Moi jsuis une maman, je sors pas beaucoup’ quand une collègue lui demande si c’est une bonne idée d’organiser un événement en formule 5 à 7.

    L’herbe est toujours plus verte chez le voisin et c’est souvent plus facile de se projeter dans quelque chose qui a l’air simple (mais ne l’est probablement pas tant, ou n’est pas nécessairement adapté à soi). Ceci dit, je suis la première à me dire la même chose… ‘Ce serait plus simple si’. Mais ces personnes sont probablement aussi assaillies de doutes et de désir d’être ailleurs, célibataire, dans un bain tard le soir. 😉

    Puis, je crois qu’on voudrait tous et toutes avoir quelqu’un qui nous comprend parfaitement, qui s’accorderait sans cesse à nos humeurs et besoins, qui nous comprendrait totalement et nous pardonnerait les moments où on a besoin d’être seule.

    Mais le truc, c’est qu’on se construit aussi en tant que personne par le manque, par la tristesse, par la solitude, par les épreuves. Une personne qui a ‘tout pour être heureuse’ n’est pas nécessairement comblée…. Sans ces périodes creuses, on apprécierait moins ce qu’on a et la fragilité de ce qu’on risque de perdre à chaque instant, on n’oublierait pas les odeurs qui nous feront chavirer la prochaine fois, on aurait moins envie d’elle, de lui, on aurait moins à raconter… Ces périodes permettent aussi la réflexion et les remises en question. (Quoique parfois, je me passerais bien de certaines idées qui tournent en rond dans ma tête!)

    C’est parfois tellement difficile de faire le tri dans nos propres pensées. De choisir. De faire ‘la bonne chose’. Pour soi. Pour les autres. Pour arriver à se lever demain. Pour payer son loyer le mois prochain. Et ces choix-là, on est pognés pour les faire selon nos envies, notre réalité, nos besoins, notre passé, nos aspirations et notre *cher* cerveau compliqué/complexe.

    Bref j’ai pas de conclusion à tout ça… J’écris comme si j’avais un argumentaire et que je voulais convaincre, mais c’est un peu / beaucoup moi que je voudrais convaincre! Que la vie normale n’est pas si facile/heureuse/faite pour moi…

    Au fond je crois que y’a pas de solution facile ou de ‘bonne chose à faire’. Y’a que des choix, des chemins, et comment tu deales avec.

    La vie est chaos. Vive le chaos.

    X

  2. M. (mais une autre)

    Vraiment beau beau texte hein! Ça aurait été la première chose à dire de tout ça. Parce que je relis mon commentaire écrit ce matin, à peine réveillée, et ça sonne raide, peut-être alors que c’est pas voulu du tout! ❤️

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