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Hitzefrei *

En revenant habiter dans le presque Sud, il y a quelque chose que j’avais oublié en quelques étés loin de mon Sud natal: la chaleur. Alors oui il y a à Paris quelques belles journées quand on a de la chance, mais entre les journées au boulot sous la clim et les journées pourries-froides-pluvieuses et j’en passe, on ne s’en rend pas trop compte.

Bordeaux n’est peut être pas complètement le Sud pour moi, il n’en reste pas moins qu’il fait chaud. Genre vraiment chaud, du 35°C la semaine où nous avons emménagé (oui, imagine comment c’était funky), et la même depuis deux jours….

Je vous racontais cette semaine que je ne sortais pas pour ne pas dépenser de sous (hm) (entre temps j’ai acheté une paire de chaussures sur Amazon – merci WKDN – et lorgné de très près sur un vernis Essie) (mais sinon je ne sors pas pour ne pas dépenser d’argent non non non). Il y a une autre (vraie) raison qui fait que je préfère de loin le confort de mon canapé, même si la vue n’y est pas extraordinaire, à l’extérieur: la chaleur. Le soleil. Et ses conséquences néfastes.

Je ne te parle pas des UVs qui font vieillir ou des excédents transpiratoires. En ce qui me concerne je suis jeune et je sens bon. Mais alors qu’en hiver à Paris on adopte le « No Style quand il Caille », les chaleurs estivales (les vraies) m’ont rappellé pourquoi j’avais tant de débardeurs quand je vivais encore dans le Sud. En été, c’est « No Style quand il Crame ». Ou quand tu fonds, c’est selon.

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Desperate Housewife

Salut petit lecteur, petite lectrice et autres balais Swiffers. Comme tu as pu le voir si tu n’es pas en vacances dans un endroit coupé de toute connexion Internet, je ne blogue pas beaucoup en ce moment. Ca pourrait supposer que mes journées sont très occupées, que je cours à droite à gauche et fait des choses si passionnantes qu’elles ne me laissent pas le temps d’accéder à mon clavier.  Peut être que je suis morte noyée sous les cartons à vider, une clé IKEA plantée en travers de la gorge, en train de suffoquer dans mes fringues toujours pas rangées. Ou bien peut être aurais je trouvé un travail, ce qui me prendrait la journée – et m’empêcherait de bloguer, ou bien (au pire) que je serais en plein marathon d’entretiens.

Autant casser vos rêves tout de suite: tout ceci n’est que pure fiction (et toute ressemblance avec des personnes et faits réels ou ayant existé ne serait que fortuite). La réalité est bien moins glam: je suis toujours chômeuse, je ne sors pas tant que ça, les cartons sont vidés, les meubles montés, et la cuisine et mon dressing rangés. Alors quoi ?

même mes thés sont rangés…

Et bien rien. Si je me suis inscrite sur Pôle Emploi (qui a refusé de prendre mon adresse en entier – lol) (oui j’ai une très longue adresse ici, au moins 4 lignes avec des Cours, Résidence, Pavillon, et numéro d’appartement) (la classe, quoi) (bref), et que j’ai postulé à un chouette poste en télétravail, je n’ai pas vraiment bougé mes fesses pour trouver un NouveauJob. C’est le mois d’Août, on a dit, les gens sont en vacances d’abord. Et puis j’ai un entretien de booké, c’est déjà ça.

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balle au centre

Salut petit lecteur, petite lectrice et autre bulletin non conforme. Aujourd’hui, on va parler politique, et élections. Oui, je sais, ça ne fera que le 251e article que tu liras sur ce sujet, mais je suis du genre au ralenti et ça fait plusieurs jours/semaines que je pense à l’écrire sans trouver l’inspiration.

Car vois tu, petit lecteur/trice, à J-2 du premier tour, je ne sais toujours pas pour qui je vais voter.

Alors oui tu peux me fustiger, bouh mauvaise citoyenne, avec les 3 mois de campagne qu’on vient de se taper tu pourrais t’être fait ton idée, et puis c’est important, et puis voilà.

Oué, et ceux qui me diront ça auront tout à fait raison. Sauf que voilà, c’est comme ça. La campagne, je ne l’ai pas suivie (enfin si, à moins de vivre dans un igloo au fin fond de la Sibérie il était difficile de ne rien suivre…). Les candidats, je ne les connais (presque) pas. Pour tout vous dire j’ai découvert la liste définitive il y a quelques jours, en ouvrant la fameuse enveloppe envoyée par la mairie (desfois qu’à 4 jours du sructin tu commences à t’y intéresser… ah mais oui, c’est mon cas !!). Et leurs programmes… que dire...

Voilà.

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Linecoaching: tu l’as vu mon IMC ?

Salut petit lecteur, petite lectrice et autre balance à affichage digital. Aujourd’hui on va causer régime, ou plutôt « méthodes » de régime. Et comment une des méthodes à la mode en ce moment m’a « choquée » par sa « marketisation ».

(non ce mot ne veut rien dire mais on s’est compris)

Re-situons l’action: moi, 1m62, un poil plus de 50kg, et considérée comme une fille mince (ce qui est le cas). Comme beaucoup de filles « minces » je ne me trouve pas grosse (quoi je me répète), et je suis loin de l’être, mais voilà, ces derniers mois j’ai fait quelques excès et pas beaucoup de sport (merci Paris). J’ai donc pris 3/4 kilos (je faisais 48kg en arrivant à Paris), gagné presque une taille de pantalon (passer d’un 36 à un 38, dur ;)) et attrapé un petit ventre qui pourrait me faire passer certains jours pour une femme au 2e-3e mois de grossesse. Rien de terrible non plus mais il est vrai que sur une fille mince et bien… les kilos, même peu nombreux, se voient tout de suite.

sans en arriver là hein… je veux pouvoir ranger mes intestins !

J’ai donc décidé avec plus ou moins de motivation d’essayer de reperdre quelques kilos. Ce qui en ce qui me concerne (soyons honnête) s’apparente plutôt à « arrêter les repas vin & fromage tous les soirs« , « manger des légumes – sans beurre ni crème dedans » et « retourner au Club Med Gym« . Malgré ma conscience assez précise de ce qui empêche ces kilos (et le reste) de quitter mes fesses, j’ai aussi une grosse flemme de me bouger, et je garde malgré tout un oeil sur les régimes et les tendances en matière de nutrition. Il n’était pas question de faire Dukan (je suis tout sauf une carnivore), mais pourquoi pas de trouver autre chose, un truc qui respecterait plus ce que je suis et qui s’adapterait à mon mode de vie.

J’ai d’abord entendu parler du Dr Zermati chez Caroline, qui a semble-t-il trouvé son sauveur. Et puis récemment c’est Shalima qui a testé le programme Linecoaching, lancé par Jean-Philippe Zermati et un confrère psychothérapeute, Gérard Apfeldorfer. Le principe de ce programme reprend la méthode proposée par Zermati, en s’appuyant sur une approche psychologique du rapport à la nourriture. L’idée est de comprendre pourquoi est-ce qu’on est en surpoids et comment on fonctionne avant de trouver comment maigrir. D’où la tagline « mincir sans régime », ie en rééquilibrant ses habitudes alimentaires.

A la lecture des articles de Caroline et Shalima et des infos sur cette méthode, tout ça semble vraiment sexy. Je trouve ce principe d’une logique sans équivoque, et qui respecte le poids « idéal » des femmes et non celui qu’on voudrait imposer. Sur le site, des témoignages de femmes ayant suivi cette méthode: « j’ai perdu 4 kilos« , « j’ai perdu 11 kg« … Bref, on n’est pas toujours dans des pertes de poids monstrueuses, et vu la logique du truc, ça semble donc tout adapté à mon cas !

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une histoire ordinaire

Début des années 60. Une femme vient de tomber enceinte, pour la deuxième (?) fois. Elle a deux enfants, des jumeaux de 2 ans, un mari qui voyage beaucoup (trop ?). Classe moyenne, le mari est ingénieur, jeune cadre dans une grande industrie. Elle aussi d’ailleurs, est ingénieure. Comme quelques femmes à cette époque, elle a fait des études. Mais comme beaucoup de femmes à cette époque elle a du arrêter de travailler pour élever ses garçons.

Début des années 60, Madame Weil n’est pas encore passée par là. L’IVG n’est pas autorisée en France, hormis pour quelques rares cas « thérapeutiques ». Pourtant c’est une pratique qui a cours chez nos voisins, au Royaume Uni, en Suisse. Cette femme retourne la situation dans tous les sens, mais une chose est sûre: avoir un autre enfant serait trop compliqué. Ils ont beau avoir des revenus corrects, ils n’ont pas les moyens d’élever un troisième bébé. Les deux premiers ont deux ans, juste deux ans, ce sont des bébés, encore, et cette femme ne se sent pas la force de gérer un petit frère ou une petite soeur.

Elle aurait pu prendre ses « dispositions », bien sûr, peut être, faire attention à ne pas tomber enceinte. Mais en retour de couches ce n’est pas facile. La pilule commence tout juste à faire son apparition, si elle existe peu de femmes se la voient prescrite. A l’époque, on parle méthode Ogino (ou « des températures »), on a des préservatifs, mais un préservatif, ça peut craquer. Et puis expliquez à un jeune couple qui ne se voit pas souvent qu’il faut respecter des dates pour faire l’amour ??

Soit. Cette femme est tombée enceinte, elle aurait peut être pu l’éviter, mais les faits sont là. Cette mère de deux jeunes enfants ne veut pas de ce bébé. Alors elle prend une décision difficile. Elle passe la Manche et prend rendez vous dans un hôpital anglais. Pour une IVG. Pour arrêter cette grossesse qu’elle ne désire pas, arrêter là l’arrivée d’un troisième enfant. Elle ne le fait pas de gaïté de coeur, non, mais elle sent qu’elle n’a pas le choix.

Au début des années 60, on n’utilise pas encore de moyens chimiques/médicamenteux pour interrompre une grossesse. On utilise une canule, qu’on introduit dans l’utérus et qui provoque une fausse couche. Parfois ça fonctionne et le foetus se décroche, parfois non, et il faut recommencer, ou on risque de donner naissance à un bébé abîmé. C’est une méthode un peu barbare, rappel des « aiguilles à tricoter » utilisées depuis des centaines d’années par les faiseuses d’anges.

Quelques jours plus tard, la femme est de retour en France. La canule est tombée. La femme n’est pas médecin, elle n’a pas certains réflexes, ne prend pas suffisamment de précautions d’hygiène, et replace elle même la canule.

Au début des années 60, une femme est morte des suites d’une IVG. Une infection, dûe à une canule mal stérilisée. Un dommage collatéral. 

Une histoire ordinaire. 

Cette femme, c’était ma grand mère. Qui a laissé deux orphelins. Qui ont été élevés par leur grand mère. Qui n’ont pas connu leur maman. Cette femme c’était ma grand mère, elle était loin de faire partie d’un milieu pauvre, sans éducation. Classe moyenne, études supérieures. Pourtant elle est tombée enceinte. Pourtant elle a voulu avorter. Elle en est morte.

L’histoire comporte peut être quelques inexactitudes, mais de ce qu’on m’en a raconté, ça s’est passé à peu de choses près comme ça. Mes excuses pour les petites imprécisions, je ne suis pas une historienne de la contraception, il se peut donc que les informations liées aux dates soient inexactes. Ce que je sais, c’est qu’à quelques années près, ma grand mère aurait peut être pu pratiquer une IVG encadrée, plus sécurisée, dans un hôpital français, et serait peut être encore là ce jour (moi peut être pas, mais c’est une autre histoire ;)).

Cette histoire est une réponse, une réaction aux propos hallucinants tenus par le FN, qui propose de dérembourser les « IVG de confort », càd les IVG sans raison thérapeutiques (grossesse suite à un viol, malformation génétique…). Je suis restée choquée devant cette annonce, et encore plus devant les réactions qui y font écho. A savoir ce type de commentaire (vu chez Dugomo, mais sûrement ailleurs): le non remboursement de l’IVG « de confort » en fera réfléchir plus d’une, on fera plus attention lors des rapports sexuels pour ne pas tomber enceinte, on « prendra ses responsabilités ». J’aimerais croire que ce soit le cas, j’aimerais croire qu’il y ait un moyen aussi « simple » de limiter les grossesses non désirées et de faire prendre conscience à des gamines de 16 ans que la pilule du lendemain ou l’IVG ne sont pas des moyens de contraception. A mon sens le seul moyen de limiter ça reste la prévention, et l’éducation. Et pas la « répression ».

L’exemple de ma grand mère prouve que de tous temps (et donc à des époques où l’IVG était interdit) des femmes ont refusé certaines grossesses, ont voulu pouvoir décider d’avoir un enfant ou non, ont voulu avoir le choix. Cette histoire montre aussi qu’on peut être une femme éduquée, avec des moyens « corrects » pour élever un enfant, et tomber enceinte sans le vouloir, et vouloir interrompre cette grossesse, pour des raisons qui ne regardent que la femme qui prend cette décision.

Je n’aimerais pas que cette histoire redevienne une histoire ordinaire. Pas en France. Pas au pays des Droits de l’Homme, où nous nous targuons d’être un pays développé, où notre devise prône l’égalité.

Je ferme les commentaires sur ce post, pas envie de me faire défoncer par des trolls de quelque croyance ou courant politique que ce soit, ce n’est pas le but. J’avais simplement envie de réagir à ces réactions, de vous raconter une histoire, mon histoire, un peu. Prenez ce témoignage et pensez en ce que vous voulez, en espérant que l’impact ira dans le « bon » sens.

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reconversion

Après ma psychanalyse de ce week end (en mode « j’ai perdu l »inspiration »), j’ai tenté d’approfondir le sujet, de faire un travail sur moi même, de mieux comprendre les tenants et aboutissants du truc qui m’arrive, toussa.

Je suis allée voir A Dangerous Method (pour Freud), et c’était chiant (malgré Mickaël Fassbender, beaucoup moins chiant – mais plus poilu – dans Shame). J’ai essayé l’alcool, en espérant que l’illumination créative allait me gagner – mes lèvres ont été toutes colorées, on s’arrête là pour l’illumination. J’ai tenté  la thérapie par la projection, en achetant un cheval à mes Sims et en créant une ado gothique qui bosse dans un cimetière avec des talents d’artiste virtuose (la gestion des familles de Sims révèlerait de nombreuses choses sur notre nous profond…). Et j’ai beaucoup réfléchi.

Pour faire court, en tenant compte du fait que je n’envisage pas d’arrêter complètement de bloguer (le statut d’influente me seyant tout à fait) (et puis il parait qu’on peut gagner plein d’argent avec son blog, c’est TF1 qui l’a dit), il me reste donc deux options: petit un, continuer à bloguer par ici; petit deux, me reconvertir.

Le petit deux ne me semblait pas mal. Et puis avec mon blog rose fourre tout, je suis pas hyper vendeuse pour finir blogueuse influente et gagner plein d’argent. J’ai donc fait le tour des possibilités de reconversion…

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guide de l’anti sexytude en hiver

Salut petite lectrice. Aujourd’hui cet article s’adressera plus particulièrement à toi, car oui, il y a certains problèmes qui ne touchent pas la gente masculine aux jambes couvertes de poils qui tiennent chaud (si tu as un vagin et que c’est aussi ton cas, pas besoin de lire cet article, tu as déjà la recette. et je t’invite à prendre rendez vous chez une esthéticienne de toute urgence. merci). Je te parle d’un sujet qui revient chaque année avec l’arrivée de l’automne, un problème qui nous touche toutes plus ou moins fortement alors que le bronzage s’en va, que nos nez rougissent à cause du rhume et que les couches de vêtements informes -et le gras qui- s’accumulent autour de notre corps en résistance au froid.

Car en cette période, et je dis ça tout à fait ironiquement (au cas où ça n’était pas clair), on se sent hyper sexy. La bonnassitude nous habite, l’envie de séduire est à son paroxysme et notre potentiel séduction à son top niveau. Comme chaque année avec l’arrivée des collections automne hiver et l’achat d’une nouvelle paire de bottes, de gants et de bonnet, l’hiver joue le catalyseur de nos atouts séduction, et vient révéler notre beauté la plus intime.

Si toi aussi, lectrice, tu as du mal à accepter cet état de bombe sexuelle qui t’habite en ces jours gris et pluvieux, si tu en as marre de repousser les 250 prétendants qui tentent en vain de chopper ton numéro par des « madmoizelles t’y es charmante », ou si ton mec ne cesse de te harceler tellement il te trouve sexy; j’ai LA solution. Voici, testé et approuvé pour toi, le petit guide de l’anti glam à la maison.

A appliquer chaque soir et week end, et idéalement en semaine (même si c’est compliqué au boulot). Voici la recette pour éradiquer complètement toute sexytide qui persisterait face à l’hiver…

1) Choisir un t shirt datant de vos années étudiantes. Ou adolescentes, mais on a tendance à porter des trucs qui montrent trop le nombril à cette période. Ainsi qu’un pantalon bien ample et confortable.