Chroniques

les Sexpertes

NB: Ce post est légèrement NSFW. Aucun acteur porno n’a été maltraité pour la rédaction de cet article.

Ce week end, j’ai regardé un porno.

Non, ne fuis pas tout de suite, je t’explique. Je ne suis pas une adepte cachée des films frivoles à base de french manucure, de pipes et d’anus dilatés. Il se trouve juste que depuis quelques mois le Garçon a pris un abonnement à Canal +. Pas pour le Journal du Hard, mais pour le foot, le rugby, et d’autres activités à base de testostérone et de mecs en short. Et bon,vous le savez ou pas, mais sur Canal il y a chaque mois un porno diffusé et rediffusé, pour le plaisir et l’initiation sexuelle de tous les adolescents de France et de Navarre (depuis il y a eu Internet mais voilà quoi).

Ce week end donc, en zappant d’une chaîne à l’autre après que les Experts aient résolu une sombre histoire de pompier podophile, je suis tombée sur ce film au titre plus long que tous les Katherine Pancol mis bout à bout: Les avocates du diable grimpent au barreau (oui, rien que ça, et ne rigole pas, je t’ai entendu reprendre ta respiration).

S’il n’y avait que le titre je me serai arrêtée là, car comme je l’ai dit plus haut, non franchement les films de cul c’est loin d’être mon délire. Outre les couinements féminins qui sonnent beaucoup trop faux (et autres grognements pseudos virils), les gorges profondes qui me donnent des hauts le coeur à imaginer ce qu’elles s’enfilent et les sodomies « tout à fait normales » (mais oui bien sûr, et sans lubrifiant qui plus est), j’ai vraiment du mal à trouver excitant le fait de prendre les femmes pour des trous (oui pardon mais c’est bien rare que le scénario donne le pouvoir – et le plaisir – aux femmes).

Chroniques

les imposteurs du blog

La blogosphère est un terrain d’observation fascinant.

Oui, c’est vrai, de part MonJob j’y passe beaucoup de temps, et j’en ai même fait le sujet de mon mémoire (enfin, un truc en rapport avec la comm). Et puis si j’ai pris une orientation marketing / comm à l’école, c’était aussi à cause d’une attirance nette pour l’observation anthropo-sociologique des comportements des consommateurs. Alors j’aurais pu faire socio, mais non. A la place j’observe depuis mon ordinateur ce microcosme des blogueurs. Et oui, la blogosphère a quelque chose de fascinant de par les dynamiques et les interactions, la diversité des profils des blogueurs, et tout ce qui s’y passe, des règlements de compte aux amitiés fusionnelles, du passage du virtuel au réel et à l’inverse, de celles et ceux qui finissent par vivre à travers leur blog et leur communauté (syndrome d’une certaine addiction ?).

Bref. Tout ceci est très intéressant, mais il y a un sujet que j’ai envie de soulever (ou de dénoncer, aller soyons fous je prends parti :p), un truc qui me fait me hérisser le poil à chaque fois que ça revient, une aberration totale mais qui est, je crois, l’apanage de tout média apportant une relative « célébrité ». Il y a en effet une frange de blogueurs qui jouit d’une belle visibilité, et d’une certaine « influence » (notez mes guillemets). Ils ont un compte Twitter blindé de followers, sont souvent cités, retweetés, et se retrouvent même parfois au coeur de mini buzz – généralement bad buzz, car c’est un peu leur fond de commerce que de trasher, critiquer, « dénoncer ».

mais non voyons, il n’y a pas de haine ni de méchant chez les bisoublogueurs

Lorsqu’on voit cette popularité, la question qui vient souvent est de comprendre le pourquoi. Et il est vrai que dans MonJob, on m’a parfois demandé ce qui faisait d’un blog un blog « influent » (ce qui attirait le lecteur; on va faire basique et tirer des conclusions hâtives: blog influent = blog avec plein de lecteurs et un bon classement Wikio). Et bien… je n’en ai strictement aucune idée, malgré mes 2 ans et demi passés à observer les étoiles montantes… car ce n’est sûrement pas la qualité du blog, et encore moins ses talents rédactionnels.

Chroniques · Sponso

infidèle, morale à deux balles ?

Oui, je sais, j’arrive après la bataille, comme on dit. Mais voilà, à mon tour (après notamment MissJulie, Galliane, Ginie ou Fanny), sur la proposition de Gleeden, un site de rencontres extraconjugales, de vous parler infidélité. J’espère donc que vous n’êtes pas lassés, et même si c’est un article sponsorisé, nous avions toute liberté d’aborder le sujet à notre façon, et  je vais essayer d’en parler sous un autre angle…

Pour ceux et celles qui n’auraient pas suivi, Gleeden donc, c’est un site qui propose à des gens en couple de se rencontrer… mais pas pour des plans à trois ou quatre, non, pour tromper leur conjoint. Le site a été créé en 2009, et compte près de 800 000 inscrits, dont 37% de femmes en couple… ce qui, me semble-t-il, démontre quand même d’une belle « réussite » sur un plan business. Forcément concerné par ses utilisateurs, Gleeden a d’ailleurs mené plusieurs études pour mieux comprendre les « comportements » adultères. Une démarche que je trouve intéressante, même si elle ne sonde que ses membres.

Il y a peu Gleeden a décidé de communiquer en télé, en sponsorisant la météo sur BFM TV… et là, levée de boucliers, d’épées et de couteaux des internautes et téléspectateurs, choqués qu’un tel site puisse être présent en Prime sur une chaine d’infos nationale. La pub fut donc supprimée par BFM, et le contrat suspendu (après que 10 000 personnes se soient inscrites… pas mal !).

(A lire aussi, l’article de FrenchWeb sur le sujet)

Chroniques · Syndromes

mon père, ce hipster

(non, cet post n’a rien à voir avec la Fête des Pères. mais bonne fête quand même)

Hipster. Un terme qui vous dit sûrement quelque chose. Une tendance qui revient en force des années 40 pour s’implanter dans les villes les plus hype et les quartiers les plus underground, de Paris à Berlin, en revenant par New York , et bien sûr Londres. Et si vous n’arrivez pas à y coller une image plus précise, ne vous inquiétez pas, il parait que c’est normal. Car le hipster se veut n’appartenir à aucune tendance

Bref, je ne vais pas vous faire de la socio, parce qu’au fond, on s’en fout un peu. Et puis comme on est sur un blog de fille, soyons superficiels et parlons de l’apparence du hipster.

Chroniques · Voyages

i love rien

(oui, c’est la semaine des titres en angliche) (c’est que je suis bilingue)

Vous le savez, je voyage beaucoup. Enfin, je vais et je viens entre tes reins entre le TGV et les aéroports, entre l’Est et l’Ouest, et parfois le Sud ou le Nord. De la France à l’étranger. De ci, de là, d’ailleurs. Toussa. Je parlais il y a peu des touristes (les autres) qui m’insupportent par leur comportement irrespectueux. Mais parlons un peu… de moi. Moi et le Garçon pensons être de ‘bons’ touristes. Des gens curieux, polis, intéressés par l’environnement qu’ils découvrent et les gens qu’ils rencontrent. Un couple qui aime la nature, la bonne bouffe, les randonnées, la mer, les villes; qui n’a pas peur de marcher des kilomètres pour aller d’un endroit à un autre, ou de tester les coutumes locales.

(ok, en Guadeloupe on s’est quand même payé un gîte de luxe, mais voilà quoi on a goûté de la vraie daurade au barbeq)

Ca, c’est ce qu’on aimerait être. Ou, au moins ce qu’on aimerait que nos rencontres et hôtes de voyage pensent de nous, lorsqu’on leur demande des conseils sur quoi faire, où, quand, comment, que découvrir.

Malheureusement, nous partons avec un handicap majeur. Une caractéristique qui nous empêche – semble-t-il- de ressembler à ce que nous sommes. Qui retient les autochtones (spécialement en France) de nous donner les vrais bons plans, les vrais trucs intéressants à faire, la vraie vie d’ailleurs. Qui leur fait prononcer des phrases telles que: « à partir du moment où vous dites bonjour, s’il vous plait, merci et au revoir, les gens vous rendront service« , ou « vous avez une voiture ? parce qu’à pieds c’est loin, au moins 10 minutes« …

Chroniques

homme objet

Si vous n’êtes pas encore au courant c’est que vous devez vivre sur une autre planète, ou faire partie des « seniors » (comme on dit) de notre cher pays (ou n’être absolument pas connecté à Internet, Twitter, Facebook, etc etc etc, ce qui revient à peu près au même). Mais comme je suis gentille, je vais partager cette nouvelle avec vous:

Abercrombie&Fitch ouvre son premier magasin en France, à Paris, en plein sur les Champs Elysées.

(si tu connais pas Abercrombie, c’est cette marque de fringues US, relativement chère, relativement branchouille, que tous les gosses de riches voyageant souvent se plaisent à porter pour se la péter « moi aussi j’ai été à New York / Los Angeles / Londres« . et ne me dis pas que tu n’as jamais croisé un ado à mèche arborant un dug,e A&F gigantesque sur le torse, parce qu’Abercrombie n’est pas le genre de marque ‘discrète’, si tu vois ce que je veux dire)

Donc, Abercrombie s’installe sur les Champs Elysées. Jusque là, bon, rien d’exceptionnel, c’est un peu comme l’arrivée de Starbucks, ou le retour de Burger King (qu’on attend toujours – en attendant c’est Mark & Spencer qui reviennent en France, just so you know). Le truc, c’est qu’Abercrombie, c’est un peu comme un Apple Store: on s’y rend(ait) lorsqu’on va à l’étranger, pour voir, parce que c’est… expérientiel (comme aurait dit mon prof de marketing du même nom).

Chroniques · Culture

appelons un chat « un chat »

J’aurais pu titrer ce post « chatte, bite, couilles », mais je me suis retenue, l’objet de mon article n’étant pas la vulgarité, et je ne tiens pas à attirer tous les pervers du Web (quoi qu’avec le contenu, ça risque. bienvenue à toi, pervers. Google est ton ami).

(au passage: Maman si tu lis ce post, tu peux t’arrêter là) (ce message s’adresse aussi à mes beaux parents, mon boss, et tout autre personne qui ne souhaiterait pas découvrir ma nature profonde de fille vulgaire) (merci)

(aller revenons à nos moutons chats)

L’origine de ce post, c’est un tweet.

Comme on dit sur l’internet mondial deux point zéro, j’ai envie de répondre

+1

(la demoiselle ayant ajouté « garage à bites, c’est plus explicite« , à quoi j’ai répondu « ou chatte. parce qu’il faut appeler un chat un chat« )

(CQFD)

Assumons le fait que vous puissiez être  choqués de ma vulgarité (et j’ai pu en choquer plus d’un, pardon), et soyons réalistes un instant. Mettez de côté votre éducation catho et bien pensante. Oui, toi aussi, la trop polie, tu laisses ton élégance et ta pudibonderie au placard, ou tu t’arrêtes là. C’est bon ? On peut entrer dans le vif du sujet.