Au quotidien

le déménagement

Voilà, on y est. Enfin, je pourrais dire. Je vous écrit depuis ma (nouvelle) (grande) (blanche) (lumineuse) cuisine. Je l’aime déjà, cette cuisine. D’amour. Fort fort. Je lève les yeux et je vois mes fenêtres (oui, yen a trois. TROIS!) et le gros arbre derrière qui bouge ses branches dans le vent, et je kiffe. Puis bon, je vois aussi le bordel autour, l’échelle vintage de mon proprio, la balayeuse (aspirateur) encore plus vintage (toujours à lui) (il vient de terminer de repeindre/rénover tout l’appart…), les cartons IKEA, les serviettes qui ont rien à faire dans la cuisine mais que y a pas encore de rangement dans la salle de bains. Mais c’est pas grave, le bordel, ça va se ranger, doucement, on va monter l’étagère, ranger les livres et les casseroles, acheter une étagère pour la salle de bains, peindre les placards et le frigo (parce que c’est un peu trop blanc), adopter quelques plantes, et ce sera parfait.

Manque plus que la petite Camille pour rajouter sa bouffe végé à côté de mes thés et de mon pot de Nutella (et me coller du masking tape partout).

Parce que oui, je l’ai peut être pas vraiment dit ici, mais voilà, Camille va être ma nouvelle roomate, pour ma sixième (!!) colocation. En Septembre, c’est dans un peu loin, mais ça va arriver vite. D’ici là va falloir que je me retienne de pas redécorer tout l’appart, pour lui en laisser un peu. Ca devrait être facile, j’ai plus de sous.

Dans cet appartement, y a aussi deux grandes chambres, blanches, lumineuses. Et un salon, encore un peu vide, mais j’ai commencé à mettre des trucs sur la corniche qui court le long du mur, pour faire ça y est, on est chez nous. Un jour on aura un vidéoprojecteur pour regarder des films et des séries en mangeant des muffins, et des gros fauteuils pour s’écraser dedans. Y a un couloir, long (pas aussi long que celui de l’appartement aux murs gris ceci dit), une salle de bains avec un carrelage super vintage et super cute, des placards, et puis un chat.

  

Au quotidien

de choses et d’ autres

Je ne blogue plus tellement, je sais. C’est mal. J’ai une vie en dehors de l’internet. Pourtant je suis toujours sur Instagram (trop peut être ?), j’ai des copines blogueuses (qui déchirent), et mon tel me quitte rarement. Mais voilà, on va dire que ma procrastination généralisée n’aide pas à prendre le temps de venir raconter ma vie par ici…

Depuis 10 jours que je suis rentrée (déjà!), pas mal de choses se sont passées. J’ai repris mon pseudo accent franco-québécois et mes expressions qui vont bien (ouf!). J’ai « fêté » mon anniversaire un soir d’orage sans vraiment souffler de bougies (enfin si, 3 jours après). Je déménage dans moins d’une semaine maintenant – ma coloc est en trip autour des Balkans depuis un mois (je l’ENVIE à mort!), et rentre avec sa petite soeur à la fin du mois. Petite soeur dont j’occupais la chambre, à qui je vais donc rendre son espace vital – et son chat (moment de triste un peu) (non le machin noir toujours collé à moi sur mes photos n’était qu’une adoption passagère… on s’attache vite à ces bêtes là) (MAIS je vais adopter un nouveau chat – présentation soon). Je reviendrais très vite sur la question de l’appart – j’ai TROP hâte.

 miou <3

Au quotidien · Montréal, Québec

le théorème du grilled-cheese

Juin 2013, je navigue doucement au travers de mon cinquième mois Québécois. Loin de ma France, loin de mon pays, je m’adapte doucement aux coutumes locales, à base de tsé, de pis, de déjeuners pas petits le matin, lunch au déjeuner et souper le soir, de cute et de c’est le fun, de choses qui n’ont pas d’bon sens ou pas d’allure, de dollars en pièces et de tas d’autres expressions plus ou moins locales. Des calorifères à la laveuse, en passant par les bas et les bobettes, chandails, camisoles et autres denim qui ne se prononcent surtout pas de Nîmes, je jongle avec les met’sen et les ben voyons donc, les histoires de mots anglo qui passent du féminin au masculin, et où l’inverse est valable aussi, j’ai le goût d’aller à ma job, ou de rester toute la journée chez nous. Chaque jour, j’apprends la langue, les expressions, les mots qui construisent une culture.

Dans la culture, il y a aussi la nourriture. Et là dessus, si on n’est pas complètement dépaysés et si je n’aime toujours pas la Poutine, j’ai eu une vraie révélation. Non pas les burgers, même si c’est bon, mais le grilled-cheese.

Alors le grilled-cheese, qu’est ce que c’est. De la traduction littérale, c’est du fromage grillé. La réalité c’est que ça devrait s’appeler grilled bread with cheese and butter (pour la traduction: pain grillé avec du fromage et du beurre). BEAUCOUP de butter. Et tout ce qui va bien dedans. C’est que c’est pas vraiment light, la nourriture ici, faut prendre des forces pour l’hiver, puis quand c’est l’été pour survivre aux moustiques, orages et divers festivals qui jalonnent les mois les plus chauds.

Au Québec, on bouffe gras. Mais on bouffe bon.

genre du maïs soufflés avec du faux beurre fondu

Au quotidien

trois mois

Ce week end, j’ai fêté mes trois mois à Montréal. Trois mois, c’est long, c’est court, c’est tout à la fois. Trois mois, et il y aurait tant à dire. J’ai des milliers de phrases qui se bousculent dans ma tête, des idées d’articles qui surgissent à chaque coin de rue, des quantités invraisemblables de photos à trier, développer, partager.

Pourtant, ce qui sort au final sur ce blog, c’est pas grand chose. Lorsque je trouve le temps d’écrire, je colle quelques phrases et photos Instagram, ça ressemble à pas grand chose – à une carte postale, a dit Lousia. Lorsque je prends le temps d’écrire, je devrais dire. Mes semaines passent à mille à l’heure, et je pourrais pourtant trouver le temps de me poser devant mon ordi, d’aligner quelques lignes. Il suffirait que l’envie soit là, peut être, ou qu’il fasse un peu moins beau.

La vérité – je crois – c’est que je vis de plus en plus dans le réel. La réalité de ma nouvelle vie. Mon boulot qui a beau intégrer les réseaux sociaux et n’être qu’à 35 heures (++ heures supp)/semaine, je n’ai plus le temps de suivre les histoires de oueb comme je le faisais avant. Mes soirées qui commencent à 17h30 – sortie du boulot – et pourraient me laisser l’opportunité de prendre ce temps, mais que je préfère occuper à marcher dehors, sous ce ciel bleu incroyable qui me rappelle mon Sud natal.

Trois mois, qui semblent marquer doucement mon détachement d’avec la France. J’ai arrêté de suivre l’actualité, j’ai eu vent de quelques drôleries (et pathétismes) politiques via Twitter, pas eu le goût de chercher plus loin. Je me suis mise à lire les blogs Québécois – pour le peu que je lis – lors de ma veille quotidienne. Et puis il y a ce lien qui s’atténue, doucement, avec les gens. Je n’ai plus le temps de Skyper, textoter, mailer – ou plus rarement. Les échanges se raréfient, lentement, on prend chacun de notre côté de l’Atlantique de nouvelles marques – la distance fait son chemin, sélectionne, joue son rôle.

Je n’ai pas peur, je sais qu’on ne se perdra pas. Je vais rentrer, bientôt, dans deux mois, le temps d’une dizaine de jours, et puis repartir. Loin des yeux ne veut pas dire loin du coeur, mais la distance transforme ces relations du quotidien, les emmène doucement vers un quelque chose d’autre – peut être plus profond – car quand on se parle, quand on s’écrit, on aborde les vraies choses, celles qui touchent, celles qui comptent vraiment.

Etrangement, je me détache aussi de  mes habitudes de geek – checker Hellocoton chaque matin, suivre un tas de trucs sur Twitter, lire des blogs, bloguer. Le seul réseau sur lequel je suis toujours, c’est Instagram, par sa simplicité, parce que j’aime partager l’instant, parce qu’une image parle tellement plus.

Reprendre un pied avec le réel, tout doucement. Une vie sociale IRL. Ne garder les réseaux sociaux que pour ceux qui restent, garder le contact, un peu, partager un peu de ma vie avec ceux qui sont loin.

Au quotidien

summertime

Je n’ai plus trop le temps de bloguer en ce moment – j’avais prévenu que MonNouveauJob allait bien m’occuper, je ne m’attendais pas à ne plus avoir le temps de rien, Twitter, ou même d’Instagramer. Mais bon, je vais pas m’en plaindre, le temps passe plus vite comme ça, et c’est motivant… Je n’en parle pas trop ici, mais j’ai pris la responsabilité d’un projet événementiel (en plus de la gestion des réseaux sociaux), et je me plais vraiment dans ce que je fais.

En quelques jours, l’été est arrivé sur Montréal. Comme tombé d’un coup, alors qu’on se promenait encore en gros manteaux il y a 2 semaines, les températures ont explosé depuis le week-end dernier. Dans les rues, les arbres encore gris il y a quelques jours ont vu pousser leurs premières feuilles, les pelouses ont verdi, et la ville respire l’odeur des épandages de fumier sur les champs à l’extérieur. Alors ça sent bizarre, mais comme on disait avec mes collègues ce midi, au moins, ça sent pas la pisse du métro à Paris.

Et puis il y a cette ambiance étrange, comme si Montréal revivait, les gens sortent, les terrasses se remplissent, les oprtes sont ouvertes. Les filles portent des jupes et les gars des shorts, on se promène en tongues. Je comprends soudain mieux pourquoi les magasins se sont remplis de sandales depuis le mois d’Avril… Il y a encore 3 semaines on se prenait une tempête de neige, et là, pouf, on est déjà en Mai et c’est presque l’été.

 

Au quotidien

au secours, je bosse dans la mode

Souvenez vous, en 2010 , je vous racontais les conséquences néfastes de bosser dans la comm. Trois ans plus tard, je suis passée du mondes des régies/agences, à chez l’annonceur. Et au cas où ça n’aurait pas été clair: je bosse dans la mode, en tant que spécialiste médias sociaux dans le département marketing d’une marque de prêt à porter Canadienne.

Vu comme ça, c’est un peu le rêve. Mixer deux trucs que j’adore (les fringues et les réseaux sociaux), passer mes journées à trainer sur des blogs de modasses pour « suivre les tendances » (ok je fais pas vraiment que ça mais bon, on y croit), parler chiffons et accessoires avec mes collègues, voir en avance les collections des prochaines saisons, et avoir 50% de réduction employée chez toutes les enseignes du groupe… Oué, voilà, vu comme ça, c’est fun.

source http://uthinkido.com/

Bosser dans la mode, c’est aussi découvrir un tas de choses. Que d’abord, je travaille pas pour une marque de fringues, mais pour un détaillant de prêt à porter. Chez un détaillant, on ne se contente pas de vendre des fringues, mais on possède bien sa marque et son « style ». Le principe étant qu’au lieu d’une armée de stylistes, on a une armée d’acheteuses, qui « sentent » les tendances, cherchent des modèles qui pourraient coller au style de la marque, les font personnaliser et les achètent en « gros » chez un fabricant de fringues. Et c’est en réalité ce qui se passe chez un tas de marques qu’on connait.

Au quotidien

qwerty

Lundi, j’ai commencé mon nouveau boulot. Je vous ai un peu prévenus que je risquais de disparaitre de ce blog, et je n’ai pas vraiment menti – même si je dois être honnête, j’ai eu plusieurs fois envie de venir vous raconter mes journées, seulement j’ai préféré éviter de bloguer dès les premiers jours à MonNouveauJob, genre je suis une fille sérieuse et impliquée tasvu.

Depuis ce dernier post (qui commence à dater en fait) où je vous annonçais cette embauche, un tas de choses se sont passées. Je vous passe la semaine à profiter de mes dernières grasses mat et m’occuper des urgences administratives (genre ouvrir un compte) (le truc fait en 15 minutes chrono) (sisi, je vous jure) (et pour la petite anecdote marrante, j’ai la même banquière que ma coloc); les soirées et journées passées à 100 à l’heure, le bar branchouille du vendredi, la soirée vin fromage samedi soir (oui, on trouve du bon fromage ici) et la journée de comatage/ménage/vaisselle le lendemain (avec décision d’arrêter l’alcool pour une semaine histoire de ménager mon foie, sevrage qui aura duré jusqu’à hier soir). Et puis il a plu (première fois qu’on atteint des températures positives), et j’ai même passé une heure à lire en pull sur mon balcon samedi tellement il faisait BEAU.

J’avoue que le réveil a été difficile lundi, après une nuit un peu trop courte due à un endormissement tardif (on change pas comme ça un jetlag installé depuis des semaines…) et à la participation du chat qui, au moment où j’ai enfin réussi à fermer les yeux, a décidé d’entamer une course poursuite avec elle même dans ma chambre. Le chat en question étant une grosse boule de poils répondant au surnoms de Bouboule ou GrosChat, vous pouvez imaginer ma (courte) nuit.

dérangement nocturne