Au quotidien

l’Annonce faite à Elodie

Chers petits lecteur, petites lectrices et autres pingouins coincés sous la neige, l’heure est grave. J’ai en effet reçu une nouvelle qui risque de changer le cours de ce blog, et de ma vie. Alors oui, ça fait (déjà) 48 heures que je suis au courant, 48 heures que j’ai reçu ce coup de fil, mais j’ai accusé le coup lundi soir et mis quelque temps à m’en remettre, c’est pourquoi je n’en parle ici qu’aujourd’hui. Rien de grave, hein, non, c’est juste que je risque de disparaître pendant quelques temps du Web 2.0, et ce à partir de très bientôt.

Je risque de bloguer beaucoup moins, si ce n’est plus du tout.

Terminé ma petite routine quotidienne, où chaque matin midi je petit déjeune en lisant mes flux, commentant vos blogs et rattrapant l’actualité Twitteresque et Facebookesque de la nuit (ma nuit, votre matinée).

Fini les nuits blanches, les grasses mâtinées, les départs au ski organisés à la dernière minute, les après midi shopping, les cafés avec les copains. Fini la douche à 14h, les courses à 16 et les apéros à 17. Plus de cuites en semaine non plus, on attendra le week end pour se rattraper – si l’énergie est encore là.

Je ne tweeterai plus beaucoup, j’Instagramerai sûrement moins, quant au blog (je l’ai déjà dit mais je répète), la régularité de mes posts risque d’en prendre un sacré coup. Et je vous parle même pas du blog cuisine, où la Bree de service risque de ne plus avoir le temps de cuisiner (heureusement que Tony aka l’ex Garçon s’est remis aux fourneaux).

Lundi prochain, j’entame une vie monastique faite de réveils matinaux et de journées remplies d’obligations.

Au quotidien · Montréal, Québec

un mois

Au moment où j’écris ce post, il est presque minuit et c’est encore dimanche. En France, six heures de plus, il est lundi matin et les gens commencent à se réveiller (mention spéciale aux likeu(r)s(es) Instagram de la nuit ;)). Ce lundi 4 mars, ça fera 1 mois que je suis à Montréal. Un mois que je vis en décalage horaire avec ma famille et mes amis. Un mois que je n’ai pas vu la pluie, un mois que la température extérieure n’a pas dépassé 1 degré.

En un mois, je suis passée de découvertes en découvertes. Et je continue à découvrir. J’ai skié de nuit. J’ai fait du patin. J’ai dansé dehors par -15°C. J’ai fait des kilomètres à pieds, en métro, en bus et en taxi dans les rues de Montréal, avec ou sans neige. J’ai parlé anglais (un peu), j’ai mangé des crêpes, des burgers, bu des cocktails dans des pots Masson, fait la fête chez des gens que je ne connaissais pas. Je me suis retrouvée au 7e étage d’un immeuble, un soir, un peu par hasard. J’ai vu Mathieu Chedid en concert, et c’était fou. J’ai passé des entretiens, réseauté, rencontré un tas de gens, français, belges, québécois.

  

Au quotidien · Montréal, Québec

20 degrés de moins plus tard

… je suis toujours vivante. J’aime toujours autant Montréal, si ce n’est plus. Et surtout, je crois avoir commencé à apprivoiser le froid. Ce fameux froid qui me faisait tant peur, et dont tout le monde me demandait si j’allais y survivre, moi la Sudiste aux orteils qui deviennent bleus. Et bien oui. En l’espace d’une semaine, j’ai pu tester -20 degrés, la neige, la « chaleur », re la neige, la fonte des neiges, le vent (un peu), le ciel bleu et les températures nocturnes. Résultat j’ai presque fini par m’habituer au froid, et commencé à m’adapter aux particularités météorologiques locales. Revue de détail…

Mardi et mercredi, premiers jours. Je n’ai pas encore acheté mon super manteau qui va bien, j’accumule donc les couches de pulls (que je suis bien contente d’avoir emportés) sous mon manteau Zara en laine, et je me noie entre mon écharpe et mon bonnet. Aux pieds, je garde mes boots Quechua bien pratiques, même s’il fait sec et qu’il n’y a pas de neige (les températures ont beau être très rarement positives, la neige fond vite sur les trottoirs et les rues), je préfère garder mes pieds au chaud.

Je (re)découvre au passage l’ambiance sauna du métro et des galeries marchandes (la fameuse « ville souterraine »), où il fait bien 20°C, ce qui devient limite désagréable quand on est couvert de la tête aux pieds. Je commence un peu à comprendre le concept Montréalais/Québécois du manteau énorme en plumes et fourrure qu’on porte sur un micro t-shirt. Dans la rue, les gens portent des tenues assez variées, du « hipster » dont on se demande ce qui lui tient chaud (à part sa barbe) à ceux qui sont couvertes de la tête aux pieds. Parmi les manteaux, on peut trouver la marque Lafuma, les « fameuses » Canada Goose que les français apprécient tant (mais qui ressemblent absolument à rien), ou des marques plus locales comme Sorel ou Pajar. Et chose merveilleuse, je n’ai (presque) pas vu de Ugg !!!

les trucs qu’il faut porter pour ressembler à un  vrai gens de (presque) ici. j’en fais pas partie. 

Au quotidien · Montréal, Québec

Montréal, premiers jours

J’entame aujourd’hui ma troisième journée dans ce froid pays. Dehors, le ciel est toujours aussi bleu qu’hier, et avant-hier, c’est assez impressionnant. Il parait qu’il faut se méfier du beau temps en hiver, un peu comme le Mistral de mon Sud natal, ici, plus il fait bleu, plus il fait froid. Et ce matin la météo annonçait… -22C°. -28 en ressenti. Du coup (et bon parce que je suis une grosse feignasse) (aussi), j’ai préféré rester chez moi et traîner en pyjama/t-shirt chien/survet/chaussons. C’est plus prudent.

La vérité c’est que ça fait deux jours que je trotte dans la ville dans mes supers boots Quechua, que j’ai checké la majorité des points de ma liste « choses à faire en arrivant », et que je dois me mettre pour de bon à chercher du travail (et arrêter de traîner sur des Tumblr avec des chiens perchés). Alors même si j’avoue que ça m’intrigue beaucoup de savoir ce que ça fait de geler dehors par -28°C, je vais essayer de me mettre un peu au boulot.

  

Ces deux premiers jours à Montréal, ont été pleins de découvertes, de belles choses, de kilomètres à pieds (et en métro), de courses à faire et de trucs administratifs. J’ai d’abord récupéré mon NAS, le numéro d’assurance sociale qui me permet de travailler au Canada. Cette fois encore, j’ai été surprise par la gentillesse et l’amabilité des gens du « Service Canada ». Déjà dans la salle d’attente, un écran diffuse un tas d’informations pour les nouveaux arrivants (et les travailleurs Canadiens), dont le message est assez clair : Bienvenue au Canada, on va tout faire pour vous aider à trouver du travail dans votre branche, on est là pour vous aider. A coups de sourires et de photos de gens de toutes les couleurs et toutes les origines. Une fois dans le bureau pour faire la demande du NAS, j’ai eu affaire à une dame très souriante, à nouveau bienvenue, pouvons-nous faire autre chose pour vous, bon courage dans votre recherche, au revoir. J’ai jamais été immigrante en France, mais je doute qu’on vous accueille avec autant de sympathie !

Au quotidien · Montréal, Québec

le grand départ

Oui, je sais, déjà deux jours que je suis arrivée, et je n’ai toujours pas blogué sur ma nouvelle vie Québécoise. Alors bon, vous m’excuserez mais j’avais un tas de trucs à faire avant, comme refaire ma manucure (TROIS JOURS sans vernis, je revis !), ranger mon make up, et trouver des boites à pois pour y mettre mes sacs à mains et mes pyjamas (j’adore les boites à pois).

J’ai bien évidemment des tas de trucs tout aussi importants à faire aujourd’hui, mais mon pied droit a décidé de se payer un peu de repos et a déclaré une petite tendinite. Je suis donc vouée à le laisser glander sous un bloc de froid, ce qui me donne l’occasion de fatiguer mes doigts en bloguant un peu…

Alors, Montréal ?

Commençons d’abord par le commencement, où comment est ce que j’ai finalement réussi à faire tout rentrer dans mes valises après un tri drastique (merci tout le monde pour vos conseils d’ailleurs) (j’ai pas tout suivi mais bon) (genre j’ai pris des pulls, et je REGRETTE PAS !), et comment je me suis baffrée de raclette/vin blanc/Côtes du Rhône samedi soir pour dire au revoir à la bouffe frenchie (et que des gens que j’aime d’amour étaient là), et comment j’ai dormi 4 heures dimanche soir parce que je stressais quand même un peu.

Lundi matin, réveillée par France Inter à 7h15 (merci maman…), je termine les derniers préparatifs, boucle ma valise cabine, enfile mes bottes et mon manteau. Direction l’aéroport de Marseille-Provence. Premier test réussi: je suis capable de soulever et déposer dans un chariot mes deux valises, et de pousser ledit chariot (bien rempli) toute seule. Oui parce que bon ça aurait été un peu balot de pas pouvoir m’en charger une fois arrivée à Montréal Trudeau.

ma vie, mon oeuvre en 60kg

Au quotidien

comme un loft, comme chez moi

Depuis deux mois et quelques, je suis de retour chez mes parents pour préparer mon départ au Canada. Je dis « chez mes parents » et non pas « chez moi », car ce n’est pas vraiment la maison dans laquelle j’ai grandi. Par « chez moi », j’entends la maison que mes parents ont fait construire il y a un peu plus de 20 ans, et dans laquelle j’ai grandi. Une maison dans un style provençal, avec une tonnelle, une terrasse, et des volets bleu lavande.

Il y a une dizaine d’années, mes parents ont acheté une petite maison juste derrière chez moi, une petite maison avec un grand terrain. La petite maison derrière chez moi a été louée pendant des années, et puis moi, puis mon frère, avons quitté le nid pour d’autres destinations (pas si lointaines mais bon…), et la maison de mon enfance commençait à ne plus trop être adaptée aux besoins de mes parents qui n’avaient pas spécialement besoin de 5 chambres…

Ils ont donc commencé par construire une piscine dans le jardin de la « maison de derrière » comme on l’appelait. Et puis ils ont décidé de rénover et réarranger cette petite maison un peu vieillotte et pas hyper bien foutue pour en faire un endroit où vivre, une maison un peu plus adaptée à leurs goûts actuels, avec une grande chambre et une serre dans le salon. La « rénovation et réarrangement » de la maison s’est en réalité transformée en « on détruit tout, on garde 4 murs et on reconstruit autour – avec un étage et un nouveau toit ». Après deux (trois ?) ans de travaux que mon père a fait en grande partie lui même (vous voyez le genre de personne qui préfère faire lui même que faire appel à des entreprises spécialisées parce que c’est moins cher et que de toutes façons il devra repasser derrière les ouvriers ? voilà.), la nouvelle maison était prête à être habitée. Mes parents s’y sont donc installés en 2010, et ont terminé très récemment les « finitions »: leur chambre, les lampes du salon, le poêle…

La première fois que je suis entrée dans cette maison, elle était encore très vide, les murs et le sol dans les tons gris/blancs, les ampoules nues, peu de mobilier encore. Quant à la maison de mon enfance, elle a été réaménagée pour être louée, nos affaires vidées, la décoration revue pour en faire un endroit un peu moins personnel. J’ai pleuré, un peu, de quitter mon chez moi chaleureux et rassurant pour cette grande maison froide, de me dire que je n’avais plus « ma chambre ».

Et puis les années ont passées, la nouvelle maison s’est remplie de meubles, de déco, des oeuvres de ma mère (qui est artiste plasticienne). Les ampoules ont été habillées, les murs décorés, les pièces remplies. C’est aujourd’hui une maison pleine de vie et de lumière, dans laquelle on se sent bien – je crois.

Au quotidien

blogueuse à chat(te)

Je ne crois pas en avoir vraiment parlé par ici, j’ai un chat. Une chatte pour être plus précise, une petite chose noire et poilue aux yeux verts et à la démarche chaloupée, que j’avais abandonnée toute jeune et encore complètement folle à mes parents pour cause d’incompatibilité féline avec sa colocataire. Cela fait donc 5 ans que la petite chose vit à la campagne, dans la maison de mes parents, et a pu mettre à profit ses origines de chatte sauvage (sa maman) pour terroriser oiseaux, mulots  et autres petites bêtes vivant aux alentours de chez moi. Elle s’appelle Blémia, mais porte 15 autres noms selon qui l’appelle: Blémia chat, minoute, Ptit Billy, chatoune, chatounette…

Depuis cette époque lointaine de sa première année où elle se tapait des sprints dans mon 45m² en sautant sur les murs, la petite chose a bien changé, et s’est transformée en un (presque) véritable chat de cheminée qui passe ses journées à dormir et quémander des câlins (elle qui était hyper indépendante il y a encore quelques temps…). C’est donc là que je fais ma réapparition à la maison, et que j’ai commencé à devenir une blogueuse à chat – en témoignent mes 125 photos d’elle sur Instagram (et je vous épargne les fois où j’ai seulement essayé de la prendre en photo, mais c’est volatile ces bêtes là).