Montréal, Québec · Voyages

Montréal J-5 : la question des bagages

Le #pointMontréal du jour, c’est que ma valise (enfin, MES valises) ne suffiront pas à contenir tout ce que j’avais prévu d’emporter. Ou plutôt si on est logique (mais dans ce genre de situation affreuse j’ai du mal à faire preuve de logique), j’ai trop de fringues/chaussures/produits de beauté pour que ça rentre dans mon (excédent) bagage, et mes pauvres valises n’y sont pour rien.

A J-5 du départ, j’ai donc commencé à essayer de faire rentrer mes affaires dans mes valises. Des valises, oui, j’ai prévu un supplément bagage, j’ai donc droit à 2 bagages de 23kg, auxquels j’ai prévu d’ajouter une valise cabine et un sac à dos pour mettre mon ordi/mon bordel de voyage (bouquins, papiers, …). En apparence, deux valises de presque 100L chacune plus une valise cabine, ça aurait dû être suffisant pour le dressing de n’importe quelle personne normale. Sauf que moi, non. Après avoir empaqueté avec amour mes chers escarpins et dit adieu à une quinzaine de paires que je ne reverrais pas avant le printemps, trié mes tops et t-shirts, robes et jupes, pantalons et shorts, chaussettes et collants, j’étais arrivée à une quantité (très raisonnable) de 10 paires de chaussures, 3 manteaux, 5 jeans, et une certaine quantité de pulls (en maille tricoté, ma lubie de cet hiver) (je n’ai acheté pratiquement QUE des pulls ces derniers mois) (l’effet Montréal…), t-shirts, tops, jupes/robes (on m’a dit sur Instagram qu’il fallait prendre des jupes) (et j’AIME les jupes), bonnets, écharpes et autres pyjamas et sous-vêtements (mon sac de chaussettes/collants est énorme…). Et les fringues de sport, bien sûr, après 6 mois de rien-foutre-sur-mon-canapé-ou-presque mon cul a sérieusement besoin de se remettre à bouger. Sans oublier les vêtements de ski, polaires et sous-pulls respirants essentiels à un séjour prolongé au pays des Caribous, car je compte bien rattraper l’absence de neige pour moi cet hiver.

 voilà là le souci c’est qu’il manque encore plein de trucs dans la valise – dont les 4 paires de chaussures à droite
Montréal, Québec

l’affaire des chaussures

Depuis que j’ai prévu mon départ au Canada, je ré-envisage très sérieusement ma façon de consommer. Alors qu’on se rassure tout de suite, hein, je n’ai pas prévu de devenir une écolo hippie alter mondialiste poilue et anti croissance, je vais continuer de me vernis les ongles, m’épiler les jambes et les aisselles, sortir maquillée et habillée avec quelques trucs facheune. Mais voilà, j’ai un dilemme assez prononcé (et mon entourage sait de quoi je parle), en l’objet de … mon dressing.

Mais reprenons le sujet du début, vous voulez bien ?

Lorsque j’arrivais à Paris en 2009, je sortais d’une période intense de multi déménagements (avec une moyenne de 2 par an). J’étais devenue experte en compactage de choses dans une valise ou deux, et en tri sélectif de vêtements et choses inutiles. Et puis je suis arrivée à Paris (cette ville so facheune et so pleine de magasins) (à Aix aussi vous me direz mais entre 2006 et 2009 j’ai vécu à Marseille et à Dortmund, qui ne sont pas vraiment le temple de la modasserie si vous voulez mon avis) (bref), j’ai signé mon premier CDI avec un salaire correct, et je me suis installée avec le Garçon.

C’est là que ça a vraiment commencé. J’avais déjà un amour immodéré pour les fringues, mais cet amour était jusque là tempéré par mon budget d’étudiante et mes déménagements successifs. Lorsque le Garçon et moi avons emménagé dans notre 50m² parisien, j’ai récupéré une grande armoire. Et une commode. Et tout ça pour moi TOUTE SEULE, avec un salaire qui augmentait, la lecture de blogs mode quotidienne (la faute à MonJob), l’environnement facheune parisien et l’achat en ligne si rapide. Voilà comment je me suis retrouvée cet été avec trois quatre énormes cartons… de chaussures. Et je t’épargne la taille de ma penderie pleine de robes, mes 12 jeans, 52 t shirts et ma gigantesque collection de sacs à main trouvés entre autres sur le web…

mes chaussures…