Voyages

septime, le goût

Septime, contrairement à ce que laisse entendre ce nom un peu… étrange… (inspiré d’un film de Louis de Funès) est un restaurant qui a ouvert il y a un peu plus de 6 mois rue de Charonne, dans le 11e. Je ne sais plus comment j’en ai entendu parler, peut être via un des quelques blogs cuisine que je lis, mais j’avais été piquée par la curiosité: un restaurant qui propose une cuisine moderne, dans un cadre sympathique, avec un côté très accessible et « comme à la maison ». Encensé par les critiques, c’était l’été dernier ‘the place to eat‘ d’après les palais de la blogo culinaire.

Bon bon bon. Quelques mois plus tard, j’ai enfin sauté le pas et emmené le Garçon découvrir ce lieu. Il y a d’abord eu quelques difficultés pour réserver une table, à croire que le sort s’acharnait sur moi, je n’arrivais pas à joindre quelqu’un, et lorsque le resto me rappelait, c’était à mon tour de ne pas être disponible. Mais on y est arrivés, avec au passage un contact charmant avec la personne que j’ai enfin fini par avoir.

Le soir S, nous arrivons rue de Charonne. Evidemment j’ai oublié de noter le numéro, nous cherchons donc un peu à tâtons… et c’est là que nous tombons sur Septime. Pas de nom, mais une grande fenêtre qui donne sur la salle du restaurant. Je reconnais les quelques photos vues sur les différents articles: du bois, de l’acier, une déco relativement sobre et en même temps très originale, dans un esprit un peu atelier.

photo Figaro

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comment je n’ai pas fêté la saint valentin

Et bien non, en bonne célibataire qui se respecte, je n’avais pas de Jules avec qui fêter la Saint Valentin. Et puis bon, il faut aussi l’avouer, même les rares années où j’ai eu l’occasion de partager cette fabuleuse fête commerciale de l’amour vrai avec un amoureux, heum comment dire, on était pas trop motivés pour le faire !

Franchement, est ce que vous êtes déjà sortis dans un endroit quelconque un soir de Saint Valentin ? D’abord, vous êtes entourés de couples. Cinéma, resto, n’importe, des couples. Vive l’ambiance romantique et « unique » du truc. Au resto, on a l’impression d’être dans un monde bubble gum. Tout il est mignon tout il est rose tout le monde s’aime. Avec le vendeur de roses super relou qui vient 16 fois proposer à l’amoureux son bouquet de roses à moitié fanées. Et la musique d’ambiance version Elvis Costelo ou Roberto Alagna (quoi, vous connaissez pas Elvis Costelo ? ni Roberto Alagna ??? nuuuulllsss !!). Kitsch à mort donc. Enfin, il y a le menu spécial Saint Valentin. Ecrit avec des coeurs rouges autour, et prix spécial couple. Au cas où t’aurais décidé d’aller manger au resto ce soir là TOUT SEUL par flemme de cuisiner, bah t’es dans la merde. Tu te retrouves environné entouré acculé par un tas de couples qui se mamourent et se balancent des mon coeur et mon chéri.Pas possible, donc. Il faut une autre solution.

Alors tu te tournes vers ta copine/ton pote/ta soeur/ton chien/la personne aussi esseulée que toi en ce jour de partage d’amour vrai et tu dis (oh jeune innocent !), et si on se faisait un ciné ? Après tout, la Saint Valentin est un jour de la semaine comme les autres. Le ciné est ouvert, les tarifs étudiants proposés, et quelques bons films au programme. Mais que n’as tu pas eu comme idée stupide !! Car dans la salle, l’invasion de couples est encore pire. Et vas essayer de regarder le film tranquille avec tous les smoutch bizou hmmm kiss smutch qui t’entourent. A la limite, cette année, il aurait fallu aller voir les Noces rebelles. Enfin ya peut être des couples qui ont eu l’idée bizarre d’aller voir ce film pour la Saint Valentin, mais alors je doute qu’on eut entendu des smoutch bizou love you mamour adoré pendant la scéance. C’était peut être d’ailleurs la seule voie de secours, étant donné que même au MacDo on a vu des couples. Sissi, c’est vrai. J’ai des témoins. Bon.

Enfin bref, ce samedi 14 février, je ne fêtais pas la Saint Valentin avec un amoureux, mais avec mes Cacahuètes.

Au programme, allers retours entre Gare de Lyon et Place de Clichy, avec un passage ligne 13 avec deux grosses valises, escaliers, gens qui puent, enfin normal quoi; un tour au MacDo (où on a donc croisé des couples); ballade rue Saint Honoré à la recherche d’un carré Hermès (ah mais c’est super cher en fait ce truc !!) (bah oui on est des provinciaux étudiants fauchés on a pas l’occasion d’offrir des carrés Hermès tous les jours) (ils font des mouchoirs Hermès vous croyez?); passage Place Vendôme pour trouver des boucles d’oreilles pour un traitre pote pas célibataire mais loin de sa copine mais il devait lui offrir un cadeau quand même; retour à MonChezMoi avec passage à Franprix pour acheter de l’alcool des boissons apéritives…

…quoi vous avez vraiment cru que pote pas célibataire avait acheté des boucles d’oreilles place Vendôme ? Bah non, quand on est arrivés tout était fermé. Et voilà. C’est dommage quand même.

Bilan de ma Saint Valentin : pas trouvé de carré Hermès (ni le magasin d’ailleurs), réussi à faire rentrer six personnes dans mon 15m², loupé une raclette, pris des photos de touristes devant l’Opéra, dormi à trois dans un lit deux places.

C’est quand même bien mieux qu’un ciné en amoureux non … ?