Chroniques · Syndromes

le syndrome de la brosse à dents

Dans la vie, a dit une grande philosophe des 00’s, on ne peut pas être doué en tout. Il y a les gens doués en orthographe, et les gens doués en amour. Par exemple.

En ce qui me concerne, on peut dire que j’ai eu de la chance, la fée qui s’est penchée sur le ventre de ma mère a été plutôt sympa. Je suis une atroce maniaque de l’orthographe -et de la grammaire, conjugaison et autres syntaxes-, traquant sans relâche les fautes de français et les phrases pas correctes jusqu’au dessus de l’épaule de mes stagiaires (quoi, c’est mal ?). Côté coeur, le Cancer ascendant Taureau (enfin il parait) connait une période assez faste avec la présence quotidienne d’un Garçon tendre et amoureux dans son lit.

là je lui passe un coup de pommade car à la lecture du titre de ce post il me sort « tu vas encore parler de moi ?! » – genre yaurait que lui comme inspiration de ce blog, on aura tout vu !

En bref, je concilie la douitude (du verbe être doué) de la maitrise au moins partielle de la langue française et de la gestion quotidienne d’une vie de couple dans un  50m² parisien. Mais la vérité, c’est qu’on a beau être doué dans un truc, il ya toujours un revers de la médaille. En ce qui me concerne, j’ai quelques soucis avec certaines parties de mon corps, qui ont… comment dire… tendance à me lâcher dans des moments quelque peu critiques.

Chroniques

la vie, c’est pas comme au cinéma

Je sais, je vous apprends un truc de ouf là. Une vérité vraie complètement novatrice, une révélation qui va révolutionner votre vie… Que j’explique: hier soir j’ai regardé ce film, « The Notebook« , ou « N’oublie jamais« . Un truc romantico émotiono happy ending à base d’histoire d’amour qui dure toute la vie et qu’ils s’aimèrent très fort et vécurent longtemps et eurent beaucoup d’enfants (là je suis en train de me poser des questions d’accords grammaticaux temporels… on va dire que j’ai juste, hein). Et puis il y a quelques semaines j’ai regardé Blue Valentine, une autre histoire d’amour ou cette fois ils n’eurent qu’un enfant et s’aimèrent un peu moins longtemps. Bon, j’ai préféré largement Blue Valentine à The Notebook, mais là n’est pas le propos.

En regardant ces films plein d’amuuurr et de romantisme qui font qu’on aimerait bien être à la place de la fille le temps du film (ceci n’étant pas directement lié à la présence de Ryan, NDLA), je me suis dit qu’au fond c’est bien joli toutes ces histoires, mais que du coup notre histoire d’amour à nous (celle de la vraie vie) parait complètement fadasse et banale à côté. Outre les happy endings et situations rocambolesques (genre les histoires dans un cirque du 19e siècle ou les trucs de vampires qui peuvent pas se toucher*), si on prend des bases « classiques » de trucs réalistes, déjà, on est foutus.

LE lieu de rencontre hype

Chroniques

the december issue

(Anna Wintour, sors de ce corps)

Et toi, tu fais quoi pour Noël ? Et pour le Réveillon du Jour de l’An ?

That is the question. Tous les ans la même. On arrive aux alentours de mi Novembre (voire même avant), et les questions existentielles commencent. Et plus les années passent, plus c’est compliqué.

Oui, quand tu es petit tu t’embêtes pas, Noël ce sera en famille avec papa maman sister et frérot, et puis la « grande » famille s’il y a, cousins cousines papi mamie tonton tata pépé et autres. Point. Côté 31, avec un peu de chance on sera à nouveau en famille ou que les parents ont invité des amis ayant des enfants du même âge pour faire une boum dans le garage, sinon prévoyons un tête à tête avec la baby sitter. Ado, c’est encore Noël en famille, pour le Réveillon on file chez des copains boire des bières et dormir (encore) dans le garage en mode duvets partagés sur un matelas gonflable.

(désolée si mon adolescence a été rythmée par des fêtes dans des garages, c’est l’avantage de vivre en maison vs appartement, on n’avait pas besoin de virer nos parents pour faire des soirées)

Ca, c’était jusqu’à il y a quelques années. Entre temps, je suis devenue une « adulte ». Je vis à 900km de chez moi, je travaille, et surtout, j’ai un nouveau bout de famille: le Garçon. Qui dit vivre loin dit prendre le TGV pour rentrer (et vendre un rein pour payer l’aller, le retour étant toujours bizarrement moins cher). Qui dit travailler dit poser des jours de congés. Et qui dit bout de famille d’adoption dit… questions.

Chroniques · Culture

serial shoppeuse

Ca ne se voit pas, mais je suis (un peu) une acheteuse compulsive. Et non, ce ne sont pas mes 36 paires d’escarpins qui vous le diront, ou encore le sac de shopping Mango rapporté ce midi (dans lequel je n’ai que des choses utiles: un jean, un pull d’hiver, un gilet) (utile, on a dit). Ni même ma collection de crèmes Avène / Caudalie (j’ai aussi une jolie collection d’échantillons, et pourtant ce n’est pas un blog beauté ici).

Non, je suis une acheteuse compulsive… de livres.

Oué, c’est grave. Enfin non, c’est pas grave. C’est ce que je me disais, au début. C’est la faute à Amazon (on reporte toujours la faute sur quelqu’un d’autre). Avant, j’allais à la FNAC, et vois-tu, c’était fatiguant. Déjà faut se déplacer, fouiller (tu sais jamais quoi choisir et ya jamais de vendeurs pour te renseigner), faire la queue, et surtout porter les 12 bouquins arrachés salement à leurs étagères poussiéreuses (sauf les bouquins de cuisine, qui bizarrement se retrouvent tous seuls dans tes bras).

Chroniques

le complexe du stagiaire (2)

Hier, je vous parlais de cette omerta sur le principe même de « stage ». De ces gens qui sont offusqués qu’on puisse embaucher des gens pour faire le boulot d’un CDI à un salaire minable. Je vous expliquais que de mon point de vue, le monde de l’entreprise (et des stages) est loin d’être aussi sombre qu’on le décrit, et que s’il y a des abus, il faut arrêter de dramatiser.

J’aimerais vous raconter aujourd’hui ce que nous, entreprises, recruteurs, voyons des stagiaires. Vous montrer qu‘il n’y a pas les méchantes entreprises abusives d’un côté, et les gentils stagiaires victimes de l’autre. Et comment j’hallucine toujours de voir des histoires de stagiaires qui galèrent à trouver un stage… car nous, entreprises, galérons à trouver de (bons) stagiaires.

Alors voilà, je cherche donc à recruter des stagiaires. Dans mon équipe, on en a quelques uns, MonJob étant en croissance constante et notre activité assez spécifique, on préfère recruter des stagiaires qu’on formera et à qui on pourra éventuellement proposer un poste au bout que directement des CDIs. Sans mentionner que certaines tâches peuvent être « lassantes » à long terme (surtout pour des profils Master que nous recherchons), et qu’il conviennent tout à fait à un contrat de stage de 6 mois.

J’ai donc posté des annonces sur des sites comme iQuesta ou plus spécialisés (RemixJobs). Ca a été poussé sur Twitter, Facebook,et plus. Et j’ai commencé à recevoir des candidatures.

Chroniques

le complexe du stagiaire (1)

Avant Propos: Je ne sais pas trop si ce genre de post a sa place sur mon blog, mais comme souvent j’aime bien dire ce que je pense, même si ça fait grosse râleuse. Je précise que ce point de vue n’engage que moi (et que je ne parle pas au nom de MonJob), en espérant que d’autres partagent ces quelques réflexions !
Un 2e post suivra. Je vous invite à faire preuve de diplomatie dans les commentaires, on est pas ici pour s’étriper ou savoir qui a tort, qui a raison: on échange !
Enfin, si tu cherches un stage et que tu veux me contacter, laisse un petit message dans les commentaires…

C’est la rentrée, et on voit fleurir sur Twitter un nombre incroyables de tweets « cherche stagiaire », avec des offres plus ou moins intéressantes, des postes plus ou moins « adaptés » à un stagiaire et des rémunération très variables. Alors j’avoue, je plaide coupable: je fais partie de ces gens qui cherchent (en vain) des stagiaires. Je vous passe la galère à cette période de l’année (même si mon annonce est en ligne depuis Juillet, il y a peu de candidats et beaucoup beaucoup beaucoup d’offres…).

Non, ce qui m’agace, c’est la réaction épidermiques des gens quand  tu dis que tu cherches des stagiaires. Comme si tu cherchais à refiler un chat mité pour 2 Millions d’euros ou vendre la chaise roulante de ta grand mère: définitivement, les stages ont une image de puanteur nauséabonde.

Alors oui, il y a énormément d’abus. En terme de rémunération, déjà, je suis toujours scandalisée qu’une entreprise un tant soit peu en forme propose le minimum syndical de 417€ (moins les 50% de remboursement de carte de transport, la ‘normalité’ sur Paris). Non mais sérieux, 417€ sur lesquels l’entreprise ne paye… aucune charge. Ca peut effectivement en rendre fous certains, qui abuseront de la « célébrité » de leur marque/entreprise et de l’obligation de stage des étudiants.

Chroniques

la flemme du week end

ou: Eloge de la paresse.

Je pourrais vous parler de mon réveil (difficile) ce matin. C’est lundi, il fait 15 degrés, alors bon… ça se comprend. Non, à la place je vais vous parler de mon week end. Mes activités fascinantes. Mon programme super intéressant. Et tout un tas de trucs plus captivants les uns que les autres…

Ce week end, je n’ai (pratiquement) RIEN fait.

Et comment te dire… j’ai kiffé. J’ai kiffé ma race, comme on dit dans les pourtours parisiens.

Je sais pas vous, mais en ce moment j’arrête pas. Boulot, soirées, soirée de boulot, soirée copains, soirée amoureux, shopping le midi, week end par ci, week end par là (et je te passe ma consommation de vin rouge de la semaine). Alors oui, j’avoue que quand je suis chez moi, posée, et que je peux profiter un peu, je profite. Et je fais pas semblant. Et puis d’habitude, quand il fait beau, je culpabilise toujours un peu de rester enfermée, mais ce week end fût merveilleux pour ça puisqu’il a plu pratiquement tout le temps. Du coup… bah mon canapé/survet/pull informe m’ont paru tellement préférables à ces nuages menaçants.