Intime & Réflexions

– dix jours

Dans 10 jours, je serai Bordelaise. Enfin, disons que j’aurais posé mes meubles et mes fesses dans cette nouvelle vi(e)lle, et quitté Paris pour de vrai. Dans 10 jours je serai chômeuse. Et même si j’espère décrocher un job rapidement, j’avoue que ça ne m’effraie pas plus que ça.

Dix jours, c’est court et long à la fois. La semaine dernière, je passais quelques jours en Provence chez mes parents. Ce week end, nous organisions une petite soirée pour dire au revoir à nos amis. Nous nous attaquions aux cartons – « juste » une douzaines de cartons de livres… Ce lundi est mon dernier lundi à MonJob. La dernière semaine où je viendrai dans ce coin du 6e, m’asseoir dans cet open space sous une verrière qui nous impose 30°C.

Le truc troublant, c’est que je ne réalise pas. J’ai pourtant imaginé un nombre incalculable de fois ces derniers jours, ce que je dirai, ce que je ferai, le mail d’au revoir que j’enverrai. Et les au revoir aux copains qu’on serrera une dernière fois dans ses bras pour la peine, les quelques larmes peut être – mon coeur d’artichaut. Et la nostalgie de cet appart presque parfait, de cette vie là qui n’était pas non plus si pourrie, de Paris aussi…

Je ne réalise pas. Parce que peut être cette météo horrible (oui c’est le mot), le besoin de vacances, l’envie de partir. Peut être que je me sens déjà en vacances, sans me rendre compte que c’est pas juste des vacances, on s’en va pour de vrai. Peut être que j’ai fait le deuil – un peu brutal – de mon boulot – merci au désintérêt de certains, c’est vrai que ça vous pousse au cul une fois passée la déception.

Au fond de moi je sais que c’est réel, mais je ne réalise pas. Que je ne pourrais plus envoyer un texto à mes coupines en mode « on déjeune ensemble ce midi ? » ou « je peux venir pour le brunch ?« . Prendre un verre en terrasse avec les collègues. Organiser un apéro dinatoire de dernière minute avec les copains. Voir la Tour Eiffel…

Qu’on va se retrouver, en tête à tête avec le Garçon, à vider nos cartons, découvrir cette ville, chercher des repères. Recomposer une nouvelle vie.

Dix jours encore, et on sera partis. Ca sentirait presque comme des vacances, et pourtant il faudrait que je me dise « coucou, c’est ton changement de vie !« . En espérant ne pas tomber de trop haut quand je me réveillerai…

Intime & Réflexions

sans titre

post pas funny. mais j’ai fait des muffins à la banane, alors ça va un peu mieux…

Sans titre, parce que j’aurais aimé – vraiment – écrire quelque chose de gai, de léger, d’autre ce soir. Raconter une histoire qui fait sourire, un truc comme ce post de Blonde Paresseuse plein d’herbes folles, un truc pour sortir de mes histoires de départ et de déménagement.

Mais certains jours ne se passent pas comme on l’attend, certaines semaines mettent vos émotions à rude épreuve. Alors je savais, que ce serait dur. Moi et mon coeur d’artichaut, moi et ma sensibilité de femme sous pic d’hormones qui me fait certaines fois avoir les larmes aux yeux devant une pub un peu émouvante ou une histoire de chat sauvé des eaux. Je savais que ce serait dur de partir, de quitter cette vie, que j’allais avoir des moments de nostalgie, de tristesse, en pensant à tout ce que je quitte ici.

Mais celui là, je l’attendais pas. Je pensais pas, en annonçant mon départ, devoir appréhender cet aspect là, du moins pas sous cet angle, pas dans ces proportions. Mais chaque jour qui passe me fait de moins en moins regretter mon choix. Chaque jour qui passe me fait dire « pourquoi est ce que je ne suis pas partie plus tôt ? ».

Ce jour où tu réalises l’indifférence de certains, là où tu pensais manquer. Ce jour où tu te rends compte que tu es loin d’être irremplaçable quoiqu’on t’aies fait croire. Ce moment où tu prends conscience qu’au fond, la plupart des gens avec qui tu partages ton quotidien ne sont pas plus affectés que ça par ton départ – et te donnent l’impression d’être déjà passés à autre chose.

Alors oui, personne n’est irremplaçable, la vie continue. Et puis je ne suis pas la première à partir, ni la dernière, après tout d’autres partent en même temps que moi (et pas pour les mêmes raisons). Mais putain, avoir donné 3 ans et demi dans quelque chose qui a compté – vraiment compté, décider de s’en aller parce qu’on réalise aussi qu’on n’est pas (plus?) suffisamment pris en compte, et se rendre compte qu’on est loin – très loin du compte sur la façon dont les gens considèrent notre place… c’est dur. Et je ne m’y attendais pas. Pas comme ça.

Bao a dit dans un commentaire « tu verras ceux qui restent. les vrais ». Je commence à voir, oui. Ca se dessine même très distinctement. Et le plus fou dans l’histoire est que l’attention vient de certaines personnes dont on n’attendait rien, tandis que ceux qu’on connait depuis le plus longtemps, ceux avec qui on a tant partagé, semblent te dire « mais pourquoi tu t’es pas barrée avant ??? ».

Pourquoi. Même si les choses avaient changées. Même si j’ai pris des coups. Même si j’ai depuis longtemps déchanté. Même si. Parce que je pensais être utile. Apporter quelque chose. Avoir joué un rôle dans tout ça. Que je comptais, ne serait ce qu’un peu, malgré tous les changements qui signaient mon obsolescence…

C’était peut être vrai. Avant.

Alors je compte les jours qui restent, et j’attends. Je continue à avancer pour partir la tête haute, pour ne pas laisser de miettes après mon départ, mais je suis profondément déçue. Et triste, de voir ce que tout ça est devenu.

Et puis il reste les quelques – sur les doigts de la main – qui sont là, qui me font rire, à pleurer, ceux qui partagent le même humour merdique et l’amour des gifs animés, ceux avec qui on boit des pintes et on refait le monde après le boulot, ceux que j’ai formés, encadrés, avec qui j’ai partagé tellement de moments. Et ceux que je côtoie via l’écran, avec qui j’ai échangé si souvent ces dernières années qu’ils sont pour la plupart passés de l’autre coté – coucou. Et puis ceux qui ne sont pas toujours là, qui ne sont que des connaissances, mais qui ont exprimé quelque chose, ne serait ce qu’un mot, une attention, une compassion. Ceux là, pour/à cause de qui je pleurerai sûrement en partant, ceux qui garderont une trace, même infime, j’ai envie de les serrer dans mes bras et de leur dire merci d’être là, merci d’être vous, merci.

Aller, revenez demain, ça sera plus joyeux 🙂

Intime & Réflexions · Voyages

les petits bonheurs

J’ai beau critiquer Paris et m’y sentir pas forcément bien tous les jours, cela reste malgré tout une ville magnifique. J’avais écrit un post il y a quelques mois deux ans (que ça passe vite !) sur Paris la nuit, et le passage de Rive Droite/Rive Gauche qui me fait réaliser que je vis dans une des plus belles villes du monde – oui soyons chauvine un coup 😉

Il y a ces moments où on se sent soudain bien, ces petits instants qui nous redonnent le sourire – comme cette femme avec qui j’avais échangé quelques mots dans le métro; ces moments qui font que soudain tout s’efface, la météo merdique, les journées métro boulot dodo, les gens cons, la pollution.

Voilà donc mon petit « top 10 » non exhaustif des trucs (qui coûtent rien) à faire à Paris et qui font du bien.

1 – Prendre le bus plutôt que le métro, parce qu’on a le temps, parce que c’est quand même plus beau qu’en dessous, parce qu’on se rappelle que Paris c’est pas juste métro-bureau-chez soi. 

2 – Traverser Paris en vélib un soir d’été – lorsqu’il ne fait pas trop chaud, mais suffisamment pour être en sandales et sentir l’air voler dans les cheveux. Ou rentrer à pieds, pieds nus parce qu’on a mal à cause des talons. Et sentir le bitume. 

Intime & Réflexions

quitter Paris

Voilà, c’est fait. Ou presque.

D’ici un mois, un poil plus, je ne serai plus Parisienne. Je poserai mes meubles et mes valises dans un nouveau chez moi. Je quitterai Paris, pour de bon…

Ce billet est un peu étrange à écrire. J’ai ouvert ce blog en Janvier 2009, au moment où je suis arrivée à Paris. Au moment où j’ai commencé MonJob. Ca fait donc trois ans et demi. Trois longues années, et si courtes à la fois, durant lesquelles j’ai fait des rencontres, vécu des moments intenses, découvert pour de bon le monde du travail dans une start-up en pleine explosion. Aujourd’hui, une page se tourne. Et si cette décision n’est pas issue d’un coup de tête, elle n’en est pas moins importante et perturbante.

En Juillet, je quitterai Paris. Je quitterai cette ville que j’aime mais qui me rend malade. Cette ville que je ne supporte plus que parce que je passe de longs week ends ailleurs. Cette ville qui me manquera très certainement mais qui aujourd’hui m’étouffe, m’oppresse, me fatigue constamment.

En Juillet, je quitterai MonJob. Une entreprise dans laquelle j’ai commencé il y a 3 ans et demi en arrivant ici. Mon premier vrai boulot, mon premier CDI, mon premier vrai salaire. Une évolution que je qualifierai d’exceptionnelle car j’ai eu la chance d’arriver au bon endroit, au bon moment. Un job que j’aime, mais dans lequel je ne m’épanouis plus. Une boite que j’aime, mais dans laquelle je ne me reconnais plus. Alors oui c’est un risque à prendre, quitter un job dans lequel je me suis vraiment éclatée, un poste à responsabilités, une boite où on me fait confiance, un boulot que je connais par coeur – pour l’inconnu. Mais je crois que j’en avais besoin – et d’autres collègues qui m’ont précédée dans leur départ ont souvent dit qu’ils avaient à nouveau besoin de prendre des risques. Alors me voilà, à la recherche de nouveaux challenges – et d’un nouveau job.

En Juillet, je quitterai surtout mes amis. Toutes ces personnes rencontrées à Paris, avec qui j’ai partagé des bons moments – et des plus difficiles. Des amitiés qui j’espère ne subiront pas la distance, conserveront leur force malgré les kilomètres et le téléphone. Et puis il y a tous ceux que j’ai rencontrés avant – à Aix ou Marseille – et qui sont à leur tour montés à Paris, comme on dit par chez moi. Ces amitiés qui resteront, parce qu’elles ont déjà connu l’éloignement et en sont ressorties grandies.

En Juillet, je vais changer de vie. On ne part pas si loin, pas si différent, mais c’est tout un univers à reconstruire. Une ville à découvrir, des relations à se recréer, un boulot à retrouver. C’est un projet à deux, parce que le Garçon comme moi n’en pouvait plus de Paris. Et j’espère que tout ça nous rapprochera.

Bordeaux, notre futur chez nous. L’océan, une ville à taille humaine et un ciel un peu plus bleu. Bordeaux, nous voilà.

Intime & Réflexions

freckles*

Au mois de Janvier, j’ai fêté mes trois ans à Paris. Et en Août, ça fera quatre ans que j’ai quitté mon Sud natal pour des contrées nordiques (j’ai passé 4 mois en Allemagne entre Août et Décembre 2008). Quatre ans, c’est long. Et si je me suis habituée au rythme de vie parisien, si j’apprécie particulièrement certains des avantages de la capitale, si j’ai même pris des « mauvaises » habitudes et perdu mon accent, il y a malgré tout des choses qui me manquent plus que d’autres.

Parmi celles ci, outre l’absence de nature et d’espaces « ouverts » à proximité (non, monter au Trocadéro ou à Montmartre ne remplacera pas la vue sur la mer depuis la Corniche, et le bois de Boulogne n’a vraiment rien à voir avec les Calanques…), il y a le soleil. Et cette météo détraquée de Paris qui fait que nous sommes le 14 mai et que je n’ai toujours pas descendu mes manteaux et bottes à la cave, de peur que demain on annonce 12°C et pluie…

J’avoue, malgré tous les atouts de Paris, je fatigue. Le soleil me manque, la chaleur me manque. L’été me manque. J’ai besoin de pouvoir me dire, on est dimanche, il fait beau, je sors. A Paris, je ne sors plus, je prends le métro tous les jours ce n’est pas pour le retrouver le week end. J’ai besoin de pouvoir me dire, il fait beau, je vais bronzer, mettre une jupe, des sandales, aller me promener. J’ai besoin d’air, aussi.

Alors oui, Paris, ses lumières, son architecture. Paris, où on peut manger au resto jusqu’à pas d’heure, et bruncher le dimanche midi. Paris, où on fait ses courses au Franprix juste en bas de chez soi pour une somme inconcevable, mais de toutes manières le Monoprix trois rues plus loin est aussi cher. Paris, les gens, les bars, les musées, le shopping, les soirées, les taxis, la ville. Capitale…

Intime & Réflexions

ceux qui touchent

Hier, dans le métro. Ma ligne 13 quotidienne, pas si blindée pour une fois. Je suis debout, dans l’allée entre deux sièges. Miromesnil,ou peut être une station avant, il y a cette femme qui monte. Le métro repart, elle vacille et me marche à moitié sur le pied. « Pardon » elle me dit avec un sourire. J’aime les sourires dans le métro. J’aime les gens polis, c’est tellement rare. Deuxième secousse, elle manque de tomber et s’accroche à mon bras, « restez debout ! » je lui dis. Sourire. Elle répond, on échange quelques mots, et soudain il y a comme ce calme qui se fait en moi.

Je ne suis pas réellement une personne tactile. Je n’aime pas particulièrement le contact avec les gens et je ne vais pas « naturellement » toucher les autres, mais cela ne me dérange généralement pas. Dans le Sud, les gens se touchent, posent la main sur toi lorsqu’ils te parlent, ont ce sens du tactile, culturellement. Les hommes se font la bise et ça ne choque personne. En Allemagne, lorsqu’on se connait bien, on se « hug » pour se dire bonjour. A Paris, malgré la promiscuité qu’offre cette ville et ses transports en commun, les gens ne se touchent pas. Ce n’est pas dans la culture, étrangement on cherche plutôt à s’éloigner, à supprimer la proximité que nous impose le mode de vie Parisien. Alors je me suis habituée, à n’être plus touchée, à ne plus toucher les autres. Parce que ça ne se fait pas. Parce qu’ils peuvent être mal à l’aise. Parce que c’est comme ça.

Et puis, de temps en temps, il arrive qu’une personne pose ses mains sur moi, qu’un contact se produise. Un collègue qui vient mettre ses mains sur mes épaules alors que je suis assise devant mon écran. Une amie qui me serre dans ses bras. Une inconnue qui s’accroche à mon bras dans le métro pour ne pas tomber…

Cette femme, plutôt âgée, plutôt apprêtée. Manteau noir, mascara, & rouge à lèvres, un parfum léger. Les yeux mi clos pour lire son magazine, peut être à cause d’une coquetterie qui la retiendrait de porter des lunettes de vue. Un contact pourtant rapide, une discussion entre deux stations, comme deux usagers qui échangent des banalités sur la conduite sportive de certains conducteurs de métro, et pourtant il se passe quelque chose. Nous sommes allées nous asseoir après que deux personnes aient libéré leur place pour descendre, et la sensation a perduré. Comme un état de calme, d’apaisement. Comme si cette femme, sa présence, son parfum, sa voix, avaient sur moi un effet relaxant.

Brochant, il a fallu descendre. Au revoir madame. Et pourtant, j’avais envie de rester là, jusqu’au bout de la ligne près de cette aura reposante. J’ai eu envie de me tourner vers elle et de lui dire, madame, merci pour ce moment, peut être que vous ne le savez pas mais vous avez quelque chose qui émane, une aura, une présence qui m’a fait du bien.

J’ai voulu raconter, alors, l’influence de ces personnes, bien souvent des inconnus, qui apparaissent aussi soudainement qu’ils repartent, et qui, par une voix, un geste, nous donnent envie de nous poser, de rester là sans bouger, parce qu’on se sent bien. Ca m’est arrivé, quelques fois, de me sentir zen, bercée par la voix d’une vendeuse, touchée par une personne de mon entourage. A ce moment je me sens comme une enfant qui aimerait que cette voix continue à lui raconter des histoires pour s’endormir, ou que cette main reste là, posée sur mon bras.

Je ne sais pas si ces gens ont conscience de l’effet qu’ils produisent, ou si c’est juste moi. On parle souvent d’auras, ou de « toucher » qu’auraient certaines personnes, de magnétisme. Je ne sais pas s’il s’agit d’y croire, ou simplement d’apprendre à se laisser porter. Arrêter d’être constamment sur la défensive quand quelqu’un pose sa main sur vous, ou entre dans votre espace « intime ». Peut être s’agit-il juste d’accepter que nous sommes des être sociaux, et que ce contact est important et peut faire du bien. On l’a oublié, je crois, à Paris, dans notre mode de vie. Comme la parole, ou un sourire peuvent aussi déstresser en quelques secondes.

Merci, madame du métro, pour ce moment d’apaisement…

Intime & Réflexions

boys like us

Il y a des jours où j’aimerais vous parler d’autres choses, ici. De ces jours trop longs, du temps qui avance trop – ou pas assez vite, du mois qui vient de s’écouler, des projets futurs. Vous raconter comment certains matins la fatigue – ou peut être est ce l’ennui – me cloue au lit, et les pensées qui tournent et m’empêchent de dormir certains soirs. Que c’est dur de grandir – pourtant c’est toujours ce que j’ai voulu, prendre mon envol, me lancer toute seule comme une grande dans la vie. C’est pas facile d’être grande, même avec des talons aiguilles.

Il y a des jours où j’aimerais que les choses soient plus faciles, comme poser un pied après l’autre, naturellement, et arrêter d’avancer à moitié dans le vide, en équilibre constant, sans savoir où on sera dans 6 mois.  Ne plus voir que les évidences, l’avenir comme une suite logique, comme une continuité du passé, et cesser les coups de freins, les coups de flip, les coups de sang. Avoir les envies des filles de mon âge, des trucs à base de robe blanche et de trucs roses et braillants, et arrêter d’accumuler les paires de chaussures que je ne porterais qu’une fois pour me consacrer à des choses plus importantes. Faire comme ces gens qui savent, ou ceux qui font très bien semblant – moi je les envie, les gens pour qui tout semble simple, et ceux qui trouvent des solutions.

Acheter un billet d’avion, partir, pour mieux revenir. Pour partir à nouveau.

Mais c’est pas très rigolo tout ça, et ça ferait tâche sur ce blog rose. Alors j’écris ailleurs – Moleskine marketing, de temps en temps, et puis je vous raconte mes voyages, mes escarpins, mes trucs futiles.

Parce qu’aujourd’hui il fait bleu sur Paris.

(désolée y avait pas de clip)

Morceau issu de la BO des Infidèles – pour le reste: Les Infidèles – BO