Montréal, Québec · Voyages

à la recherche du burger presque parfait (épisode 1)

Après une semaine encore bien chargée et avec le moral dans les chaussettes (vous avez de la chance, mon emploi du temps trop rempli vous a évité un post dépressif), j’ai enchainé sur un week-end « en chalet » dans les Laurentides. Je reviendrai sur le concept, car le sujet de ce post n’est pas le chalet, mais la bouffe. En une semaine, j’ai donc mangé… quatre burgers. Oui oui oui. mon équilibre alimentaire se porte bien, merci.

Quatre burgers, donc, dont deux durant ce fameux week-end, qui m’ont fait réaliser qu’en quatre mois à Montréal, je n’ai toujours pas partagé mes « bonnes adresses » locales. Et il y a deux « spécialités » Nord Américaines qui peuvent compétiter (du verbe compétiter) haut la main avec la gastronomie française: le grilled cheese, et le burger.

Bon ok, le mac’n’cheese se défend bien, mais on va garder ça pour plus tard.

Côté grille-cheese, j’avoue avoir choppé THE technique dont je vous parlerai plus en détail si je me motive un jour à reprendre mon blog cuisine. Côté burger, je ne me suis pas encore lancée dans l’expérience à la maison, mais j’ai commencé à tester quelques adresses… Continue reading « à la recherche du burger presque parfait (épisode 1) »

Chroniques · Montréal, Québec

la deuxième porte au fond à gauche

Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais cette semaine, à Montréal, on a été en avis d’ébullition. Alors non, ça veut pas dire qu’on crève tellement de chaud qu’on bout sur place (ce serait super dangereux quand même…), mais qu’on avait plus le droit de boire l’eau du robinet sans l’avoir préalablement fait bouillir pendant au moins 1 minute. Paraîtrait que l’eau d’une des usines de traitement se serait mélangée à des sédiment du fond de la cuve, fait que (expression Québécoise) la moitié de l’île de Montréal a été privée d’eau potable par mesure préventive.

C’est vachement pratique, je t’assure, de faire bouillir son eau. Tu veux un thé, tu pars avec ta bouilloire et ton chronomètre pour être sûre de pas t’intoxiquer. Si tu veux boire de l’eau froide, c’est encore plus simple – y a plus qu’à attendre que ça refroidisse. Puis bon, pour laver tes légumes et cuire ton riz avec de l’eau de source (Eska), c’est pas terrible.

Heureusement, on a quand même eu le droit de prendre des douches et se laver les dents, sous réserve qu’on recrache bien l’eau qui va dans notre bouche (tu m’as vue boire l’eau qui sort de la tuyauterie pourrie de ma douche… ?). Je vous rassure donc, ça ne s’est pas mis à puer dans le métro à cause des gens pas lavés.

Mais bref, c’est pas vraiment le sujet. Je voulais vous parler d’un changement apparu dans ma vie depuis quelques mois. Depuis que je suis arrivée ici en fait. Ca fait donc trois mois et demi, bientôt quatre, et ça commence à devenir un truc quasiment normal. Si j’en parle ici, c’est que c’est une question d’hygiène assez importante, et que ça m’inquiète un peu – je vais rentrer en France cet été, pas longtemps, juste une grosse semaine, mais suffisamment pour avoir l’occasion d’oublier ce réflexe de survie pourtant simple.

Voilà, depuis que je suis à Montréal, lorsque je vais aux toilettes dans un lieu public, je m’assois directement sur la cuvette.

image issue de l’excellent blog Tu Mourras moins Bête Continue reading « la deuxième porte au fond à gauche »
Montréal, Québec · Voyages

la Mauricie en vert, bleu et gris

Il y a un peu moins d’un mois, le printemps est arrivé à Montréal. Depuis il s’est installé avec des hauts et des bas, des semaines de chaleur écrasantes qui ont été suivies par des journées à seulement quelques degrés. Ce week-end là, ça faisait presque trois mois que j’étais ici sans être vraiment sortie de l’île de Montréal à part pour trois jours à Toronto – qui n’est pas ce qu’on appelle une ville « nature ». J’avais besoin de grand air, d’espace, d’arbres, de lacs, de verdure. Il faisait beau, alors on a décidé de louer une voiture, de se trouver un endroit pour dormir, et de partir voir ailleurs si c’est joli.

Le choix s’est porté sur le Parc de la Mauricie. A seulement 170km de Montréal, ça nous évitait de passer la journée sur la route, et puis j’étais tombée sur un article de Lili qui m’avait vraiment donné envie. J’ai réservé un bed&breakfast, embarqué un jean, des lunettes de soleil et mes chaussures de marche dans un sac à dos, et on est partis.

Sur la route, on s’est arrêtés à Trois-Rivières, une ville située à mi-chemin entre Montréal et Québec, sur les bords du Saint Laurent. C’est un joli petit port, sans vraiment d’attrait mais mignon. La ville doit son nom à la rivière Saint-Maurice qui se jette à cet endroit dans le fleuve Saint-Laurent, formant deux petites îles – et donc trois « rivières ».

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Intime & Réflexions · Montréal, Québec

partir, c’est mourir un peu

Avant toute chose, je tiens à dire que je ne suis pas d’accord avec cette phrase. Alors oui, si on lit le poème d’Edmond Haraucourt dans son intégralité (je vous rassure, comme tout le monde je connaissais la phrase mais pas son auteur ni le texte en entier: Google est mon ami), on comprend un peu mieux ce qu’il a voulu dire, mais bon.

Venons en au fait.

Lorsque je suis arrivée au Canada, un ami (français, expatrié ici depuis 4 ans) m’a dit: « tu verras, tu vas prendre l’habitude de dire au revoir, et c’est pas toujours facile de voir partir les gens ». Sur le moment, j’ai rigolé, je lui ai dit t’es gentil, mais j’ai pas mal bougé, changé d’amis, des gens qui ont été importants un moment et ont disparu de ma vie, j’en ai eu des tas. Et puis j’ai récemment expérimenté la chose. Et j’avoue que je comprends mieux. A Montréal, les Français sont souvent là en CDD: PVT, expérience, stage, études. Il y a ceux qui repartent parce qu’ils ont fait leur temps, ceux qui n’ont pas réussi à renouveler leur Visa, ceux qui ne passent pas l’hiver, et d’autres.

Alors oui, dans n’importe quel endroit on a toujours des gens qui partent, qui quittent Paris pour la Province, ou ailleurs. Mais lorsqu’on est entouré d’expatriés, le turn over est un peu plus fréquent.

Dans deux mois, un autre de mes amis va quitter Montréal. Ca fait 7 ans qu’il est au Québec, d’abord pour les études, puis pour le boulot, et pourtant il a décidé de rentrer, pour reprendre des études et se rapprocher de sa famille. Parmi ceux qui restent, il y a celui dont la mère est malade, celle dont la soeur a accouché, ceux dont les amis se marient. Ici, notre famille, c’est les amis, les autres expatriés qui comme nous ont décidé de quitter leurs proches pour refaire leur vie.

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Montréal, Québec

au bord du Canal Lachine

Le week-end dernier, c’était encore un peu l’hiver.

Pourtant, il faisait presque beau, et on en avait marre de trainer enfermés. Alors on s’est levés un peu plus tôt, on a pris un sac, l’appareil photo et nos pieds, et on est partis. Pas si loin, non, mais de l’autre côté de Montréal, au bout de la ligne orange, là où on rechigne d’habitude à aller.

45 minutes plus tard, on était arrivés. Direction le marché Atwater – l’autre marché, après Jean Talon, celui des anglos de Westmont.

 Après avoir mangé un sandwiche (rôti froid, salade, cheddar, mayo – the best ever – je vous conseille fortement la boucherie/charcuterie au fond du marché juste à côté de Première Moisson, une tuerie) au soleil, une tarte au citron et un suçon « tire la neige », on est partis marcher. Continue reading « au bord du Canal Lachine »

Montréal, Québec

bilingue

Lorsque j’ai commencé à chercher du boulot à Montréal, je me suis très vite heurtée à une vraie question sur le sens du mot bilingue. Comme on a tendance à l’oublier, le Canada est un pays bilingue: l’anglais et le français sont les deux langues officielles, et toutes les instances administratives Canadiennes ont l’obligation d’utiliser les deux langues dans leur communication. Au Québec, on parle français. Du moins, c’est le principe, et la loi (loi 101 ou Charte du français au Québec) oblige toutes les entreprises à utiliser le français comme langue de communication.

Je ne vais pas rentrer dans le détail de la situation de la langue française au Québec (même si c’est hyper intéressant je suis pas encore assez calée sur le sujet), mais si le Québec est une Province francophone il se trouve que dans les faits, la moitié – si ce n’est plus – de Montréal est… anglophone. Comme 80% du Canada. Lorsqu’on travaille dans la comm, il est donc nécessaire de parler les deux langues puisqu’on qu’on a des clients/fournisseurs/prestataires – anglophones.

Sur la plupart des offres d’emploi, on trouve donc cette jolie mention: Bilingue.

« la loi 101, on s’en fout » – je suppose que c’est un fake…

Bilingue. Pour moi, bilingue, c’est lorsqu’on parle parfaitement les deux langues. C’est au delà du « courant » ou « fluent ». Sauf que mon anglais à moi est tout à fait fluent, j’ai déjà travaillé dans cette langue, je suis capable de tenir des discussions, de rédiger des documents, de me faire comprendre et de comprendre la plupart des choses, mais je suis encore loin de me considérer bilingue. Du coup, au moment de rédiger mon CV, j’étais un peu embêtée: bilingue, ce serait mentir ( et pas crédible, je suis Française, ne l’oublions pas), et « courant » n’est pas un terme vraiment utilisé ici. Aprés moultes discussions et environ 30 modifications de mon CV, j’ai donc opté pour une formulation bâtarde mais explicite (merci LinkedIn): « capacités professionnelles complètes ».

Un mois après avoir commencé MonNouveauJob, je crois avoir enfin résolu le mystère autour de cette appellation étrange… Continue reading « bilingue »

Montréal, Québec

la bouffe

Oui, la bouffe. Car quand on est française, gourmande et amatrice de soirées pain/vin/fromage, on a toujours un peu peur de ce qu’on va trouver en quittant notre chère patrie de la Gastronomie. Et c’est un commentaire sur Instagram qui m’a donné envie de vous parler de mes (pas vraiment) nouvelles habitudes alimentaires, et de la bouffe à Montréal en général…

On va entrer tout de suite dans le vif du sujet et briser les illusions comme quoi la France est le seul pays où on mange correctement: à Montréal (je me contenterai de parler de ce que je connais et de ne pas généraliser sur le Canada), on trouve à peu près les mêmes choses que dans n’importe quel supermarché français, et on mange plutôt très bien côté restos. Depuis quelques années – et l’arrivée massive d’immigrants, européens ou non -, Montréal s’est doucement positionné comme une capitale du Fooding en Amérique du Nord. On y trouve des grands chefs, des restos créatifs, et une cuisine métissée du monde entier. Et pas besoin d’aller dans les quartiers « branchés » pour trouver un bar/resto sympa: à côté de chez moi, on trouve par exemple de très bons indiens (pas chers), un café scandinave, des bars qui servent des bons mac’n’cheese pour 6$, des italiens, et même une crêperie. Le truc que j’adore, c’est qu’on peut manger à peu près n’importe quoi à n’importe quelle heure…

genre des tartines suédoises à 17h

Côté magasins, l’organisation est un peu différente de chez nous. Ici, pas de grande surface. En ville, on va au Provigo, IGA et autres Metro du coin (il y a d’autres enseignes mais ce sont celles que je connais le mieux). Ces moyennes surfaces sont l’équivalent de nos Monoprix, et proposent seulement de l’alimentaire. On peut y acheter des fruits et légumes, de la viande, des laitages, des surgelés, etc. On y trouve aussi un peu d’alcool (bière et vin), mais ce n’est pas l’endroit idéal pour acheter ça… On trouve aussi de très nombreuses épiceries spécialisées, bio, produits exotiques etc. Contrairement à nos habitudes françaises où plus c’est grand, moins c’est cher, les épiceries spécialisées sont bien souvent meilleur marché que les moyennes surfaces. En témoigne le Mondiana, épicerie bio à 50m de chez moi qui propose des prix plus bas que l’IGA sur certains produits. Enfin comme en France, on trouve aussi des boucheries, fromageries et des marchés couverts, comme le Marché Jean Talon ou Atwater. On peut y trouver des produits plus spécifiques qu’en moyenne surface, et des producteurs locaux (les Québécois sont très fans d’acheter local). Continue reading « la bouffe »