Chroniques · Syndromes

parce que pour le reste, il y a eurocard mastercard

Pour commencer ce post, j’aimerais vous faire partager un truc assez exceptionnel. Malheureusement après de longues heures de recherche sur youtube, dailymotion et autres vimeo pas moyen de mettre la main sur le clip… Je vous laisse donc écouter cette oeuvre musicale, pur produit du web 2.0. Ah oui, ne cherchez pas, c’est comme la plupart des DJ, on entend pas sa voix (ouf !!)

Voilà vous venez d’écouter de la merde en tube le nouveau futur single de Mickael Vendetta, et OUI j’assume d’avoir posté cette… chose sur mon blog ! Voilà,  je viens d’assumer mon adoration pour Mickael Vendetta. Et encore je ne vous ai pas parlé de la chanson qui traine dans ma tête depuis deux jours. Ou de ma soirée Nouvelle Star en prévision 😀

(pour ma défense je suis en train de bosser sur des blogs d’hardcore gamers, wouhou)

Pour revenir à nos moutons, je souhaite aborder aujourd’hui un sujet qui s’est posé à toute personne normalement constituée, majeure, vaccinée, et ayant déjà eu un date.

Bon je vous fais pas le topo, hein, on se rencontre, on se plait, on se donne rendez vous, on boit un verre ou on va au resto, et là, arrive le moment fatidique et problématique où il faut payer. Et les questions qui s’ensuivent… Qui doit payer quoi ? Le mec doit il inviter pour le premier date ? Le deuxième ? Le resto ? Le verre ? Le cinéma ? Va t il passer pour un rustre et perdre toutes ses chances avec la fille s’il ne sort pas sa CB ? Pour une fille, est ce qu’on doit forcément « remercier » d’une façon ou d’une autre l’invitation ?

Alors, bien évidemment il y a un tas de critères à prendre en compte. L’heure de la journée par exemple. Le prix dudit resto/bar. Le niveau social et d’éducation du mec (et de la fille). Et surtout les intentions des deux protagonistes.

Pour commencer cette étude, on va quand même poser certaines bases, et considérer (sauf cas échéant où les choses auraient été mises au clair au préalable) que l’invitation à prendre un verre est une officialisation du date, et donc de l’intérêt mutuel que se portent les protagonistes. Si c’est un verre, au premier RDV, c’est au mec d’ouvrir son porte monnaie. Le mec n’offrant pas son verre/café/chocolat à la demoiselle, il passerait pour un radin. Vraiment. Alors bien sûr si les deux sont amis de longue date on ne considère pas ça comme un vrai date. Ceci concerne la (les éventuelles) première(s) rencontre(s). Histoire de faire connaissance. Et de confirmer (ou pas) la  possibilité d’aller plus loin. Et surtout de vérifier que le mec a de bonnes manières.

D’abord, plaçons nous du côté du mec. Après tout, galanterie oblige, c’est à lui de prendre la décision de payer ou non. Car toute fille pas trop féministe, même si elle revendique l’égalité homme femme, part du principe que certaines règles implicites existent. Là où la femme joue la séduction à grand renforts de mouvements de cheveux, sourire et autres accessoires tels que des talons ou une jupe, l’homme a besoin de rasseoir sa virilité originelle en subvenant aux besoins de sa femelle, chacun exprimant ainsi son intérêt pour l’autre.

Pour généraliser (j’aime bien), le but et problème principal du mec emmenant une fille au restaurant est de conclure. Ne nous voilons pas la face, si on veut juste vérifier que la demoiselle rencontrée en boite le soir précédent  et dont on a exploré longuement les amygdales n’est pas aussi moche que les copains le prétendent, on lui propose juste un verre. Si par contre on a bien eu le temps d’évaluer un petit cul baisable potentiel intéressant, on propose un resto (histoire de confirmer l’intelligence et la grâce de la demoiselle, of course). Et de l’avis de certains mecs, rien de pire que de payer un resto à une fille à blanc !

Mon prof  d’éco (merci Titi Sebagh pour ces cours très enrichissants) avait coutume de faire un parallèle entre les investissements en général et une invitation au restaurant (je cite) une fille, si tu l’emmènes au MacDo,  faut pas attendre grand chose en retour. alors que si t’y mets un peu le prix… Le problème c’est que tout investissement comporte un risque, et ça ne fonctionne pas aussi simplement que gros investissement –> retour intéressant.

Doit on alors décider de ne plus payer si on se rend compte que non y a vraiment pas moyen de terminer correctement cette soirée ?

Du côté de la fille, si on suit cette logique comme quoi le mec nous invite et qu’on sait très bien ce qu’il a en tête, se pose la question de « quoi faire après ». Consciente des attentes du mec, elle peut se sentir obligée de « faire un geste » pour « remercier » le pauvre garçon qui vient de se vider de **(*)€ dans l’espoir de se vider autre chose faire plaisir à la demoiselle. Difficile, donc, si on tient à ne pas passer pour une conasse profiteuse, de faire comprendre au galant (jeune) homme que oui on souhaite le revoir, mais non on a pas forcément envie de passer à la casserole tout de suite. C’est pas qu’on couche pas le premier soir, hein, c’est juste que bon pour une fois on voudrait ne pas passer pour la fille open de service dormir seule).

Quid de la solution ?

Je dirai que le plus simple est de mettre les choses au clair dès le début.

Monsieur, n’invitez Mademoiselle dans un très beau (cher) resto que si vous pensez qu’elle l’appréciera à sa juste valeur. Car si cette dernière n’est pas d’humeur et de tempérament à moyenner, peu importe le prix que vous mettrez dans le vin rouge (quoiqu’un peu d’alcool puisse aider) vous n’aboutirez à rien (encore plus si elle vient accompagnée de deux copines, et ne riez pas, je connais quelqu’un à qui c’est arrivé). Inversement, si celle ci est disposée la qualité du resto fera peu à l’affaire, et autant résoudre le problème au plus vite en allant directement se bourrer la gueule prendre un verre dans un bar histoire d’écourter les préliminaires (et éviter de finir dégouté par la vision des ongles manucurés de la miss trempant dans le jus des gambasses, et/ou l’haleine post-aioli/raclette). Bien évidemment, si c’est un premier date tentez de faire bonne impression, évitez la pizzeria Chez Dédé du coin de votre rue (même si c’est plus rapide pour aller boire un dernier verre après ça, n’oubliez pas que la plupart des filles préfèrent faire l’amour dans leur lit).

Quant aux Demoiselles, si vraiment le mec ne cherche explicitement qu’une chose, et que non il n’est décidément pas du genre à vous faire la cour pendant un mois avant de passer aux choses sérieuses, soyez honnêtes, prévenez le que rien n’est sûr, et payez votre part du resto (on peut tout de même lui laisser le vin, hein, bon,  surtout s’il en a bu les trois quarts). Enfin, si vous êtes vraiment méchante (mais oui parfois ça fait du bien), et que le mec en face se prend pour un Don Juan tellement certain de vous chopper après ce délicieux repas, laissez le payer l’addition (la technique d’aller aux toilettes à la fin du repas marche assez bien) et puis bonne nuit (bisou sur chaque joue dans un dernier moment de charité). Histoire de lui donner une petite leçon: rien n’est acquis !

Pour terminer sur une note un peu plus fille ouverte et interessée mais fille bien quand même, je dirai au final que coucher pour un resto c’est toujours un bon moyen (pas si désagréable en soi) de coucher (inspiré par Fanny Berrebi).

EDIT : Cet article est dédicassé à Mister LaClasse, pour toutes les fois où il a sorti sa Visa à blanc, et pour les heures de conversation MSN pendant lesquelles il s’en est plaint, et à W pour la bouteille de vin rouge généreusement offerte.

*

(un de ces jours il faudra que je fasse un post pour tenter de répondre à cette question: est il correct de se taper le pote/la copine de sa conquête du moment parce qu’on s’est rendu compte qu’on s’était planté de cible ?)

18 Comments

  1. J’avoue que la réponse de Jesuisunblog est empreinte de justesse pour le coup, bien que je la trouve un peu facile. En temps que représentant de la gent masculine, je dois avouer que le poids de la culture m’incite à faire un geste en fin de « repas/verre ». Mais je ne suis ni puceau ni féministe :). Tu te contentes (ne m’en veux pas pour le tutoiement ^^ ) de prendre le problème à contrepied et oublie (au meme titre que notre fille de dedans le blog d’ailleurs) que nous sommes en France diantre ! Ce genre de question est éminement propre à la culture francaise, tout ce qui touche à l’argent est tabou et immuable (j’en sais quelque chose c’est mon sujet de mémoire). Songez combien il serait déplacé pour ce premier date d’évoquer un sujet tabou ET immuable… Il est délicat pour l’Homme (oui avec un grand H) d’amener ouvertement la question de l’addition avec sa future dulcinée (ou pas d’ailleurs) sous peine de passer lui aussi pour un gros radin. Ainsi dans le cas d’un silence respectif (et prévisible) sur le sujet, les convenances (qui rappelons le forment les fondations de toute interaction sociale qui se respecte, surtout dans le cas d’un repas entre deux personnes que nous pouvons qualifier d’inconnus), pousseront l’Homme (toujours avec son H) à sortir son portefeuille et éventuellement guetter un signe chez sa future (ou pas) dulcinée (avec de la détresse dans le regard si sa situation financière laisse à desirer). Comme on dit « c’est le jeu ».

  2. Et surtout n’oublions pas que tout cela est à prendre sur un ton léger et second degré…
    Il n’y a pas mort d’Homme (avec ou sans H majuscule)

    (battez vous !!!!!)

  3. Pour moi c’est simple, si j’ai pas utilisé le mot inviter dans ma proposition, faut qu’elle se prépare a payer sa part. Ca se joue à ça, un petit mot de vocab’ présent ou pas pour poser les choses.

    Et la plupart du temps je paie après avoir couché. Bwah ah ah !

  4. Moi je pars du principe que celui qui dit « ce soir je t’emmène au resto » ou « je t’invite », c’est celui qui paie, garçon ou fille.

    Par contre, le fait qu’un mec m’invite au resto, aussi cher soit-il, ne signifie en rien que je vais coucher avec lui le même soir, tout dépend de comment la soirées s’est déroulée et s’il a été totalement inintéressant ou au contraire très intéressant.

    En fait, c’est du cas par cas.

    Et puis, faire languir un mec c’est tout bénéf…

  5. @LeReilly : Tu es un rustre et un radin, voilà 😉 et nous en bonnes filles bien éduquées on traduit « on va au resto » par « je t’invite au resto ». Surtout pour le 1er RDV.

    @Angie : Merci !! Enfin une fille qui commente… Je suis d’accord sur le fait que c’est celui qui propose qui paie, enfin sauf accord. Et oui c’est du cas par cas (ouf !!), mais bon on se pose toujours la question je crois…

  6. Alors…

    – je suis preneur de la liste des règles implicites
    – le but et problème principal du mec emmenant une fille au restaurant est de déjeuner sans parler de foot, de cul ou de voitures, et de ne pas déjeuner seul
    – je suggère de coucher avant le restau, on mange mieux, de meilleur appétit, et sans aucune pression; le cas échéant, on peut même annuler le-dit resto (j’hésitais entre « o » et « au »)

    Voilà, voilà…

    ::

  7. @Lane : Je me mets a lire un peu tes articles, celui ci est tres tres bon (et tellement vrai). On sourit (ou meme rit) du debut a la fin ! 🙂

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