Intime & Réflexions

boys like us

Il y a des jours où j’aimerais vous parler d’autres choses, ici. De ces jours trop longs, du temps qui avance trop – ou pas assez vite, du mois qui vient de s’écouler, des projets futurs. Vous raconter comment certains matins la fatigue – ou peut être est ce l’ennui – me cloue au lit, et les pensées qui tournent et m’empêchent de dormir certains soirs. Que c’est dur de grandir – pourtant c’est toujours ce que j’ai voulu, prendre mon envol, me lancer toute seule comme une grande dans la vie. C’est pas facile d’être grande, même avec des talons aiguilles.

Il y a des jours où j’aimerais que les choses soient plus faciles, comme poser un pied après l’autre, naturellement, et arrêter d’avancer à moitié dans le vide, en équilibre constant, sans savoir où on sera dans 6 mois.  Ne plus voir que les évidences, l’avenir comme une suite logique, comme une continuité du passé, et cesser les coups de freins, les coups de flip, les coups de sang. Avoir les envies des filles de mon âge, des trucs à base de robe blanche et de trucs roses et braillants, et arrêter d’accumuler les paires de chaussures que je ne porterais qu’une fois pour me consacrer à des choses plus importantes. Faire comme ces gens qui savent, ou ceux qui font très bien semblant – moi je les envie, les gens pour qui tout semble simple, et ceux qui trouvent des solutions.

Acheter un billet d’avion, partir, pour mieux revenir. Pour partir à nouveau.

Mais c’est pas très rigolo tout ça, et ça ferait tâche sur ce blog rose. Alors j’écris ailleurs – Moleskine marketing, de temps en temps, et puis je vous raconte mes voyages, mes escarpins, mes trucs futiles.

Parce qu’aujourd’hui il fait bleu sur Paris.

(désolée y avait pas de clip)

Morceau issu de la BO des Infidèles – pour le reste: Les Infidèles – BO
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13 Comments

  1. si un jour tu trouves un moyen de grandir sans avoir peur je suis preneuse ! dire que je suis terrorisée en ce moment n’est pas un vain mot : des départs au bout du monde, des jobs à trouver, de l’indépendance qui arrive à grand pas, la peur de ne pas être à la hauteur…
    Bon courage (je crois que je vais aller acheter des talons aiguilles cet après-midi du coup)

  2. Je les envie aussi, tu l’as compris dans mon billet de la semaine dernière. On a le temps, toi encore plus que moi, d’être accomplie, de ne plus nous poser de questions, mais il faudrait pas que ça traîne trop non plus 🙂

  3. A lire : « Femmes qui courent avec les loups » de Pinkola Estès. Un livre un peu complexe, à mettre en livre de chevet et à ouvrir de temps en temps.
    Il parle de « la Femme sauvage » que nous avons toutes au
    fond de SOI …..

  4. Je crois, hélas, qu’on ne devient jamais le grand qu’on voulait être, encore moins avec la certitude de ce qu’on fera dans six mois. L’accepter et avancer à tâtons, comme tout le monde : c’est sûrement ça, grandir.

  5. Quand c’est comme ça, j’envoie des mails.
    A la première personne à qui je pense, et qui pourra m’aider – à réfléchir ou à penser à autre chose.
    Et puis au moins ça reste privé, et ça évite qu’un jour (le lendemain) ça nous retombe sur le coin de la figure.

  6. Merci pour vos petits commentaires…

    @TruUffe le problème c’est que les talons ça compense juste ta CB :/

    @Zaza c’est ça…

    @Viviane je me note ça…

    @Vinsh HS: très chouette ton blog !

    @Lousia il y a des choses dont on ne peut pas toujours parler – ou en tous cas pas sans passer pour une grosse reloue psycologiquement tordue 😉
    mais sinon écrire c’est aussi un moyen d’expulser, même s’il n’ya pas de destinataire

  7. 🙂 sauf lorsque les gens se retournent contre toi alors que tu faisais confiance. ça c’est moche et c’est toi que ça destabilise.
    mais oui…

  8. Bon alors le conseil « de vieille » du soir : il faut s’écouter !! Au fond on sait ce qui est bon pour nous, mais on se met des barrières parce qu’on a peur et qu’on préfère bien souvent faire ce qu’il faut au lieu de faire comme on le ressent.

    Et sinon un peu de sport ça booste tjs, RDV demain 🙂

    Ah et pour finir, les gens qui t’embêtent, eux, ne les écoute pas c’est un coup à se prendre la tête sans fin.

    Voilà c’était les bons conseils de tata PP, ça fera 50€.

  9. Je crois aussi que devenir adulte c’est accepter qu’on ne peut pas avoir de certitudes sur ce qui nous est extérieur. Et je crois que nous sommes de plus en plus condamnés à être libres (amie blogueuse, reconnaîtras-tu la fine allusion culturelle ?)

    Alors oui d’un côté c’est difficile de vivre constamment sur le fil, d’un autre côté c’est excitant de se dire que les choses ne sont jamais acquises et que c’est pas parce qu’on fait ce qu’on fait qu’on le fera toute sa vie.

    Et surtout c’est pas parce qu’on a la tête dans le ciel qu’on n’a pas de racines. Un port d’attache, où on se ressource le temps de se retrouver de temps à autre.

    Allez, plein de réconfort pour toi !

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